Fumel – Une nouvelle avenue pour une « nouvelle histoire »


«Nous voulons passer à une autre histoire sans renier celle qui fut notre fierté pendant des décennies. » C’est par ces mots que le maire fumélois Jean-Louis Costes explique le projet de rénovation de l’avenue de l’usine. Cette artère symbolise à elle seule les difficultés traversées par la cité. Autrefois cœur battant de Fumel, l’immense complexe industriel ne fait aujourd’hui travailler « que » 35 personnes.  Pour ne pas voir cette friche affecter tout un quartier, les élus ont décidé de passer à l’action avec un plan très ambitieux. « Nous allons consacrer entre 2,5 et 3 millions d’euros pour refaire le kilomètre et demi de l’avenue », annonce Jean-Louis Costes. Une enveloppe colossale pour une ville de cette importance, même si les demandes de subventions ont été lancées. « Nous n’avons pas le droit à l’erreur », confirme le premier édile. Le sujet est de surcroît particulièrement sensible entre les « nostalgiques » des années fastes et ceux pour qui la voie incarne le déclin. Du coup, plutôt que de lancer un appel d’offres classique, la commune a mis en place un « dialogue compétitif ». Trois cabinets d’architectes ont été présélectionnés et rémunérés pour soumettre un projet, échangeant sur une longue période avec le comité de pilotage composé d’institutionnels. En mai dernier, ce sont les Bordelais de l’Atelier Arcadie (créateurs du parc de Passeligne à Boé) qui ont été retenus après consultation de la population. Leur mission : « Transformer le paysage industriel en paysage patrimonial ».

Projet global de revitalisation

A l’est de l’avenue, côté Fumel, la Maison des directeurs et la machine de Watt seront valorisées. Le mur qui bordait la chaussée, occultant la vue des automobilistes, sera abattu sur une bonne partie de sa longueur. Les bâtiments démontés laisseront place à des espaces végétalisés. « Nous souhaitons également créer des trouées pour pouvoir contempler le Lot », indique Jean-Louis Costes. Du côté de Monsempron-Libos, la partie encore en activité restera intacte. « Mais nous allons améliorer la sécurité du carrefour de la Libération avec un giratoire et des voies dédiées aux piétons et cyclistes », ajoute le maire. Enfin, le stationnement sera repensé, la chaussée rétrécie et l’éclairage retravaillé. Cette réfection urbaine s’inscrit dans un projet plus global de revitalisation. « Parallèlement au travail de voirie, j’ai souhaité il y a quelques temps déjà remettre des services publics sur l’avenue comme la nouvelle caserne de pompiers, une crèche, une maison de santé, certains services de la Communauté de communes… On espère ainsi attirer de nouvelles activités », confie Jean-Louis Costes. Des ateliers participatifs seront proposés à la population et aux associations au début du mois prochain. « On souhaite associer un maximum d’interlocuteurs afin que les Fumélois puissent s’approprier ce projet », affirme l’élu. La mouture définitive sera présentée en janvier prochain. Le début des travaux est quant à lui espéré pour la fin d’année 2018. Durée du chantier : au moins un an et demi.

Dimitri Laleuf

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