Le futur skatepark se rapproche de la prairie


La promesse de campagne n°75 est en passe d’atterrir du côté de la Prairie. En effet, l’équipe municipale s’était engagée à construire un nouveau skatepark. Rester au Gravier, s’exiler à Passeligne ou investir la Prairie du Pont-Canal étaient les options envisagées. Et c’est vers cette dernière destination que le nouveau lieu des fans de sports de glisse pourrait voir le jour. Rien n’est encore officiel mais « la Prairie tient la corde » selon l’adjoint aux Sports Alain Dupeyron.

Pôle jeunesse à la Prairie
Plusieurs atouts ont présidé au choix du lieu. Il s’intégrerait parfaitement dans le projet de rénovation urbaine qui sera mené dans le secteur avec « la réhabilitation de l’ancienne maison de l’eau pour en faire un pôle vélo », explique notamment l’élu. Le Festival de la Prairie, qui s’y tient non loin tous les ans, renforce l’idée d’un secteur dédié à la jeunesse et à ses distractions. Il est même question de se servir du relief naturel, comme la présence de digue, pour donner un cachet supplémentaire au futur site. Quant aux utilisateurs, ils verraient leur souhait de conserver leur terrain de jeu en ville exaucé. « Il faudra amener de l’eau, de l’électricité et arborer le site, ajoute l’adjoint aux Sports, mais c’est une destination qui répond aux cahiers des charges. »

Un skatepark en mode américain
Pour le définir, Alain Dupeyron et le service des sports de la ville ont visité plusieurs skateparks ces dernières semaines. Les villes de Capbreton et Saint-Jean-de-Luz ont ainsi été scrutées, et leurs élus auscultés. Ce qui permet d’esquisser le portrait-robot de leur petit frère agenais. Et c’est un changement radical par rapport à celui du Gravier. Finis les modules et place à de l’intégré. Comprenez des structures en béton où, par exemple, les bols, ces trous circulaires et bombés qui font fureur aux Etats-Unis, seraient au centre du projet.

Travaux courant 2015
De quoi susciter le scepticisme des pros de la glisse, comme Eric du magasin Fun’Style, qui rappelle que les structures en béton «  se déforment une fois coulées ».  Des contraintes dont a pris conscience la municipalité. Les élus sont d’ailleurs en train de préparer l’appel d’offres public avec un cahier des charges bien précis. Plusieurs sociétés spécialisées dans ce type de réalisation se seraient déjà positionnées. Le calendrier pour les travaux n’est pas encore défini mais il verra le jour courant 2015 pour un coût de 300 euros du m2.  Et sonner le glas des installations du Gravier, dont seule la dalle de béton sera conservée pour des manifestations diverses.

Gauvain Peleau-Barreyre

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