Gagnant au tirage


Thierry Magniez est comme les chats… Il a eu plusieurs vies avant de faire de la photographie sa profession. Originaire du Nord, Bordelais durant la plus grande partie de sa vie d’adulte, il a fini par s’installer à Pujols… Par amour. Entre temps, il a exercé des métiers aussi différents que technicien supérieur dans l’aéronautique, puis éleveur de rottweilers et assistant vétérinaire. « A chaque fois, je partais de rien mais j’allais jusqu’au bout de l’expérience. Ce n’est qu’à 45 ans que je me suis remis à la photo ». Il a ainsi renoué avec sa passion d’adolescent et de jeune adulte, lâché face aux obligations familiales. A l’époque déjà, Thierry ne se contentait pas d’appuyer sur le déclencheur. Il s’occupait lui-même des tirages de ses clichés : « C’était de l’argentique… Mais tout naturellement quand je me suis mis au numérique, j’ai aussi choisi de faire mes tirages moi-même, car j’ai toujours considéré que le résultat final d’une photo se fait sur papier ». A cette époque, ils ne sont que deux ou trois en France à se pencher sur le tirage jet d’encre fait maison : « Je faisais beaucoup de noir et blanc, le plus difficile pour avoir un beau rendu en impression jet d’encre. Je n’étais souvent pas satisfait de ce que les labos produisaient ». Thierry Magniez faisait alors partie d’un collectif de photographes bordelais qui, pour la plupart sont devenus des professionnels ou des amateurs avertis : « Ils ont commencé à me demander de leur faire des tirages. Durant deux ou trois ans, j’ai donc fait ça surtout pour des potes ».

Il décide alors d’en faire son métier, tout en continuant de photographier et d’exposer. Le studio Fine Art naît dans la campagne lot-et-garonnaise, à son domicile : « Il a fallu lancer l’activité, cela a pris deux à trois ans supplémentaires. Mes propres expositions photo m’ont beaucoup aidé en montrant le rendu de mes tirages. Le bouche à oreille et le net ont fait le reste ». Aujourd’hui, Thierry Magniez s’est constitué une clientèle de photographes professionnels et qui exposent. La moitié d’entre eux sont Aquitains, surtout Girondins, l’autre émane de toute la France. Certains sont Belges ou encore Espagnols… Et surtout très fidèles : « Je suis quelqu’un de méticuleux. Et je connais la qualité de mes papiers et leur rendu sur le bout des doigts. Du coup, j’apporte également du conseil et suis très disponible pour les photographes qui font appel à moi » explique Thierry qui n’utilise que des papiers beaux-arts. « Et surtout, je suis un des rares tireurs à posséder aussi un oeil de photographe ».

Annabel Perrin

Fine Art Photo – Contact au 05 53 71 66 42 ou au 06 80 40 95 16 –
site sur www.fine-art-photo.fr 

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