Gagner samedi, CAB ou pas CAB ?


Peut-on encore exister en Top 14 dans une petite ville avec un petit budget ? En regardant le classement du championnat, on serait tenté de dire que non. Les « petits poucets » Agen et Oyonnax sont presque assurés de redescendre en Pro D2 pour laisser leur place à Lyon et peut-être Bayonne. L’élite de l’ovalie française ne serait plus alors représentée que par d’importantes métropoles. Fini l’époque du rugby de clocher portée entre autres par Béziers, Narbonne, Dax, Montauban ou Lourdes. Mais à toute règle, ses exceptions. Castres pourrait y prétendre. Cependant la cité tarnaise bénéficie d’un colossal soutien des Laboratoires Pierre Fabre. Mauvais exemple. Brive ? Bingo. Avec 15 millions d’euros dans le portefeuille pour attaquer cette saison, le CAB n’est que le treizième budget de Top 14. Son agglomération est moins importante que celle d’Agen (101 000 habitants contre 111 000 chez nous selon l’Insee). Et pourtant, malgré tous ces freins, les Brivistes jouent le haut du tableau et, grâce à leur tonitruant début de saison, espèrent encore accrocher un billet pour les barrages. Depuis l’entrée dans le XXIe siècle, le club corrézien n’a connu qu’une relégation en 2012, aussitôt compensée par une victoire en finale d’accession contre Pau pour remonter. Il est certes difficile de savoir combien de temps l’aventure des Zèbres pourra durer, mais les faits parlent encore en leur faveur. Il est peut-être là le modèle dont les Agenais devraient s’inspirer.

Jeu simple mais efficace
« On connaît la rudesse de cette équipe qui utilise beaucoup ses avants. Ils proposent toujours un gros combat avec un jeu simple mais très efficace. Ils vont venir ici avec l’intention de faire un gros match », affirme l’entraîneur des avants du SUA LG, Jean-Jacques Crenca. Agen s’en était plutôt bien sorti à l’aller, dans le sillage de son succès sur le Racing. Mais comme trop souvent cette saison, les hommes de Mathieu Blin ont manqué le coche dans les dernières minutes et sont revenus bredouilles alors qu’il y avait de la place pour faire mieux. Ce n’est pas sur les regrets que l’on peut capitaliser mais l’esprit de revanche peut donner aux Lot-et-Garonnais un surplus de motivation pour faire à nouveau vibrer Armandie. « A la maison, c’est toujours important de bien figurer », souligne Jeannot Crenca. Contre la Section Paloise, c’était loin d’être le cas. L’esprit de revanche, mettez-en double dose. Il n’y aura rien de trop.

Dimitri Laleuf

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