Les Gaules d’Albret gardent la pêche malgré tout


La société de pêche néracaise est toujours aussi dynamique en terme d’activités. Elle organise régulièrement des concours sur les lacs des marais de Bruch-Montesquieu et des Trois-Chênes à Francescas et contribue activement au peuplement des cours d’eau. Ces derniers mois, ce sont quelque 1 350 kilos de truites dont un tiers de farios qui ont été lachées dans l’Osse, les Auvignons, le Dropt et le St-Quentin. Les poissons blancs et les carnassiers ne sont pas en reste puisque 120 kilos de gardons, 20 de goujons, 15 de perches, 60 de sandres  et 80 de brochets ont rejoint les eaux des rivières locales au cours de ces derniers mois. Les pêcheurs néracais constatent également avec satisfaction un phénomène qui se confirme depuis plusieurs années, celui de l’amélioration de la qualité des eaux. Ils en veulent pour preuve le retour d’espèces jusqu’ici peu visibles comme les vairons, goujons, toxotones et chabots.
Mais les derniers mois auront aussi eu leur lot de désagréments. Côté financier notamment pour la société de pêche qui à l’heure des bilans lors de son assemblée générale a vu 2016 se clôturer sur un léger déficit. Celui-ci s’explique notamment par la possibilité de prendre désormais sa carte de pêche en ligne. Ainsi les pêcheurs faisant ce choix doivent impéritavement spécifier qu’ils souhaitent être rattachés à la société de Nérac, faute de quoi ils le sont par défaut sur la société de pêche de leur lieu de résidence. L’an passé, Les Gaules Néracaises ont ainsi « perdu » 65 cartes sur 532, soit un déficit de 650€ pour les caisses de l’association.
Tandis que la structure prépare à l’heure actuelle son premier concours le 5 mars au lac des Trois-Chênes, puis l’ouverture de la truite le 11 mars dans les ruisseaux locaux, elle garde un œil attentif sur la présence des cormorans sur le territoire. « 2016 a été marqué par une prolifération de cormorans », constate avec déception le président Robert Vergnes, qui affirme que le quota de régulation de 500 oiseaux est aujourd’hui insuffisant. « Chaque année le nombre d’oiseaux augmente au moment du comptage de janvier. Nous nous interrogeons aussi sur le fait que le virus de la grippe aviaire qui venait d’Asie provient désormais d’Europe du Nord d’où arrivent en septembre les cormorans. A ne pas vouloir réduire très sévèrement le nombres de ces oiseaux migrateurs – qui ne devraient se situer que sur le littoral atlantique ou méditerranéen – nous risquons à terme une pandémie virale, », avertit Robert Vergnes dont l’équipe entend bien rester vigilante quant à la prolifération de ces oiseaux sur nos terres et des dégâts qu’ils engendrent. 

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