Halloween party : Villeneuve-sur-Lot / La bad cave de Gajac


Seule une lampe de poche sera disponible pour les courageux visiteurs de l’exposition « Halloween » dans les sous-sols du Musée de Gajac. Quelque 200 mètres carrés, généralement interdits au public, sont devenus pour deux mois le terrain de jeu d’un certain Thomas Suire, artiste parisien, revenu sur ses terres natales dans l’objectif de les faire frissonner : « J’ai toujours été attiré par la monstruosité et le glauque, mais pour m’en amuser… ». L’artiste s’adonne à la création comme une catharsis pour ses propres angoisses et se réjouit, de manière quelque peu perverse, de les refiler aux autres. Thomas n’est pas venu les mains vides et a embarqué dans ses bagages quelques monstres sortis de sa tête, trophées d’animaux fantastiques issus d’un safari imaginaire : « Chacune de ces bestioles possède sa propre fiche d’identité, comme un animal en voie d’extinction » précise Thomas. Mais il ne s’est pas contenté d’exposer ses oeuvres.

Détournement de collection

Cet été, il est venu farfouiller dans les collections non exposées du musée pour parfaire son décor, en compagnie de Marie Lemaréchal, chargée du projet. Se retrouvent ainsi au fil des murs et des alcôves, des troncs en albâtre, des crucifix de bois, des clés et pressoirs de prunes jamais encore vus par le grand public et détournés de leur visée initiale, pour un seul objectif : filer des frissons. « Je vais ajouter des têtes de poupées, là sous le pressoir » précise Thomas, tout naturellement.

Bande-son à la Suire

Non content de s’être emparé de l’espace, il s’est aussi payé le luxe de faire résonner les murs d’une bande-son inspirée par sa muse très personnelle, qui dure 1h30. Thomas Suire ne fait pas les choses à moitié : « Je suis allé chercher des enregistrements datant des années 50 et 60, issus d’une machine dénommée le Mellotron… L’ancêtre de la musique numérique en quelque sorte… Il y a un grain particulier que j’affectionne ». Thomas y a ajouté quelques airs de son acabit et des voix enregistrées par ses soins, un brin déformées : « Des rires aussi ! » précise t-il avec malice. Pour l’inauguration, il aura peut-être envie d’y ajouter une touche invisible de thérémine, son instrument de prédilection…

Annabel Perrin

Vernissage le samedi 31 octobre de 18h à 20h –
Exposition jusqu’au 31 décembre – 
A partir de 7 ans

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