Il ne doit en rester qu’un


Ils ne sont pas du voyage en Afrique du Sud avec les autres maires du département. Et ils ne sont pas près de passer leurs vacances ensemble. Pourtant du même bord, les Républicains Jean-Louis Costes et Pascal de Sermet ont opté pour une autre partie de campagne, celle qui va décider, ce samedi, du futur chef départemental de leur parti. Plus d’un milliers d’électeurs encartés LR sont appelés aux urnes.
D’un côté, le député-maire Jean-Louis Costes se présente comme le candidat du « rassemblement et du collectif », histoire de « tourner la page » de la précédente équipe. De l’autre, le maire de Colayrac Saint-Cirq, Pascal de Sermet, qui fait sienne l’antienne « du renouveau, d’une droite décomplexée et d’un rajeunissement des élus ».

L’affranchi et le collectif
Jean-Louis Costes sacrifié sur l’autel du jeunisme ?  Fort d’une implantation locale et nationale, l’animal politique est encore vert. Il a multiplié les réunions publiques et s’est adjoint un cercle de fidèles prêts à prêcher la bonne parole. « Ma candidature, ce n’est pas seulement celle de Costes, reprend-il, il y a toute une équipe autour de moi. » De quoi montrer ses muscles et son réseau à son adversaire.
Le maire et vice-président de l’Agglo admet que son expérience de militant est récente mais souhaite en faire une force. Notamment auprès des « 36% » d’adhérents supplémentaires enregistrés ces derniers temps. D’autres « novices », aux convictions bien ancrées à droite, qui se retrouveraient dans son positionnement : « Je ne suis pas un godillot et je ne lorgne pas vers le Centre. Je suis contre le népotisme et le cumul des mandats. »

Plaintes et champs de ruine
Pascal de Sermet ajoute : « Le comportement de  mon adversaire m’écœure, il utilise des moyens qui faussent le jeu ». Il accumule donc les éléments à charge contre Jean-Louis Costes. Après avoir levé le loup Falcoz, un proche de M. Costes qui n’a pas reversé les 5% statutaires de ses indemnités d’élu au parti, provoquant ainsi son retrait de la campagne, le maire de Colayrac pointe d’autres irrégularités supposées du camp Costes. « Je vais porter plainte auprès de la Haute Autorité des Républicains, faire remonter les irrégularités auprès du comité interne et je pense que je vais saisir la CNIL. » Les recommandés sont déjà partis…
Pour ceux qui ont la mémoire vive, les tribulations de deux autres chefs et leurs recours tragi-comiques à la COCOE de feue l’UMP trouveraient ici une déclinaison lot-et-garonnaise. Jean-Louis Costes le réfute et se pose en rempart contre la déliquescence de la droite lot-et-garonnaise, défaite aux derniers scrutins (Régionales, Départementales et dans une moindre mesure Municipales). « Cela ne peut pas être pire, se désole le député, on peut être difficilement plus mauvais que ces dernières années. » Jean-Louis Costes vise ici, sans le nommer, le président démissionnaire Michel Diefenbacher et renvoie son adversaire du moment comme le candidat « de l’ancienne équipe », héritier de « Républicains lot-et-garonnais divisés et minés par les querelles intestines. » Mais que les deux opposants se rassurent. Ce week-end, la droite est sûre de remporter cette élection.

Gauvain Peleau-Barreyre

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