Immobilier // C’est le moment de sauter le pas (de porte)


En astrologie, on parlerait d’un alignement de planètes très favorable. Dans l’univers plus terre à terre de l’immobilier, ça s’appelle juste une belle occase. Les professionnels du secteur, réunis sous l’égide de la Fédération des agents immobiliers (FNAIM) de Lot-et-Garonne, ont dressé un bilan de l’année écoulée qui impose un constat : c’est le moment d’acheter. Encore faut-il convaincre son banquier, « et ils ne nous aident pas vraiment » regrette-t-on à la FNAIM, mais si l’obstacle est franchi, l’accès à la propriété est mis en orbite.
A cela plusieurs raisons. Il y a tout d’abord des taux d’intérêt bas, complétés par une offre de biens bien étoffée et des prix de vente au niveau pré bulle immobilière. En plus, certains vendeurs sont enclins à accepter des prix marchandés. « Mais le marché reste fragile », précise Jean-Michel Carcy, président départemental de la FNAIM.

Les transactions en baisse

Le représentant de la fédération qui compte une quarantaine de points de vente en Lot-et-Garonne évoque, chiffres à l’appui, une diminution des transactions pour l’année écoulée de « 6 000 en 2013 à 5 500 en 2014 ». On est loin des près de 7 000 ventes qu’affichait l’année 2007. « La crise est passée par là », expliquent les professionnels. Mais le métier se réformant et allant, au gré des lois, vers plus de rigueur, les perspectives sont bonnes. D’autant que l’agent immobilier reste un intermédiaire privilégié et efficace pour conclure une affaire. Ainsi, 79% des acheteurs et 70% des vendeurs sont passés par un agent immobilier. La transaction moyenne en Lot-et-Garonne s’établit par ailleurs aux alentours des 140 000 euros, « mais les disparités sont très fortes entre les territoires ».

Locomotives et sinistrose

Marmande apparaît comme l’une des locomotives du territoire jouant à fond sa carte de banlieue bordelaise. L’Agenais est également « un marché dynamique », grâce notamment à la rive gauche, mais qui reste « fragile » en cas de remontée des taux d’intérêt.
Côté Villeneuvois et Fumélois, à l’image du bassin d’emploi, le secteur est dit « sinistré » pour l’un et « catastrophique » pour l’autre. « Le manque de moyens de communication et des taxes foncières très lourdes dans certains quartiers expliquent une partie des difficultés », indique Jean-Michel Carcy.

Gauvain Peleau-Barreyre

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