Immobilier : C’est le moment d’investir


C’est bien connu, « quand le bâtiment va, tout va ». Et les dernières statistiques en la matière prêtent à l’optimisme. Avec 6500 transactions conclues en 2016 selon les notaires, le Lot-et-Garonne confirme la hausse des ventes immobilières : +3,4% par rapport à l’année précédente. « Une augmentation des volumes précède toujours une augmentation des prix », analyse Jean-François Buet, président de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) qui tenait son assemblée générale vendredi 31 mars. Ce qui fait dire à certains professionnels du secteur que de belles opportunités sont à saisir. « Le Sud-Ouest a le vent en poupe. Le Lot-et-Garonne est particulièrement bien placé entre Bordeaux et Toulouse et possède des aménagements du territoire comme l’autoroute et peut-être bientôt la LGV qui lui donnent un avantage concurrentiel », ajoute Jean-François Buet.
Une tendance déjà tangible du côté de Marmande. La cité connaît un net regain d’attractivité et doit même faire face à une pénurie de biens en location. En se rapprochant des grandes métropoles, le département touche un nouveau public qui aspire à une meilleure qualité de vie pour un investissement beaucoup moins important. « On peut se loger en Lot-et-Garonne dans une maison avec terrain pour moins de 100 000 euros », clame « haut et fort » Jean-Michel Carcy, président de la FNAIM 47, syndicat qui représente la moitié des agents du département.

Enorme potentiel de plus-value

Les cours sont variables selon les zones, avec la vitrine agenaise logiquement plus onéreuse. Une maison de type F4 se négocie en moyenne autour de 140 000 euros dans la ville-préfecture, contre 117 500 euros du côté de Villeneuve-sur-Lot, bastide un peu plus enclavée. Dans les campagnes, on tombe encore bien-dessous. Ces prix encore très bas et conjugués à des taux d’emprunts bancaires « qui ne peuvent que remonter » laissent à penser que c’est le moment d’investir. « Sur certaines zones, il y a un énorme potentiel de plus-value. Ceux qui achètent maintenant peuvent espérer doubler la mise d’ici 15 à 20 ans si la LGV se fait », assure Benoit de Buger, agent immobilier sur l’Agenais.
Par ailleurs, le marché des biens de prestige, quasi inexistant en 2015, reprend des couleurs. « Depuis le Brexit, on voit revenir une clientèle anglo-saxonne avec de gros budgets », ajoute Benoit de Buger. De bon augure pour la suite.

Dimitri Laleuf

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