Immobilier : le marché reprend des couleurs


«Le marché des biens de prestige est inexistant en Lot-et-Garonne », ont déclaré unanimement les agents immobiliers de la FNAIM 47, présidée localement par Jean-Michel Carcy, lors de leur assemblée générale vendredi dernier. Paradoxalement, c’est dans l’une des plus belles propriétés vendues ces dernières années qu’ils ont tenu leur traditionnel rassemblement : au château Lalande de Saint-Sylvestre devenu le Stelsia. Si les biens cotés au-dessus des 400 000 euros ont du mal à trouver preneur, le marché traditionnel connaît en revanche une belle reprise. « Nous avons constaté une hausse du volume de ventes de 12% en 2015 et nous sommes partis sur des bases de 15 à 18% pour cette année. Hormis un sursaut éphémère en 2010-2011, c’est la première fois depuis 2007 et la crise des Subprimes que la remontée se confirme », confie Franck Chatelet, agent villeneuvois. Cette fameuse « crise », déclenchée outre-Atlantique, a eu des répercussions immédiates sur le marché lot-et-garonnais, boosté jusque-là par l’achat de résidences secondaires grâce notamment aux Britanniques. Ces derniers cessant tout investissement ou presque dans nos contrées, l’offre a surpassé la demande générant une implacable baisse des prix.

« Malgré la récente augmentation des ventes, le stock reste très important d’où une stagnation des prix. Pour les voir remonter, il faudra attendre 2018 ou 2019 », ajoute Franck Chatelet.

Agen a le monopole des appartements

Les appartements du département se négocient actuellement autour de 1238€/m2 (+1,4%) tandis que les maisons redescendent à 1107€/m2 (-1,7%). Une réalité que les vendeurs n’ont pas tous intégrée : « Certains pensent encore pouvoir afficher leur bien plus cher de plusieurs dizaines de millier d’euros. Cela ne marche plus comme il y a dix ans. Si je n’ai qu’un seul conseil à leur donner : mettre en vente directement au prix du marché », suggère l’agent de la Bastide. Pour les primo-accédants, qui disposent toujours de taux d’emprunt très intéressants et des prêts à taux zéro (PTZ), c’est le moment d’acheter.
En règle générale, la périphérie est privilégiée. L’hypercentre, quand il ne s’agit pas de logement social, constitue plus souvent « un choix par défaut », à l’inverse des grandes métropoles. C’est le cas à Marmande, Villeneuve ou Fumel. Mais tout le département n’est pas logé à la même enseigne : « Les tendances de consommation poussent à réduire les frais de déplacement pour se rapprocher des bassins d’emploi. Et c’est Agen qui est le plus porteur. C’est quasiment la seule ville active sur le marché des appartements et les biens sont plus onéreux. », analyse Franck Chatelet.

Dimitri Laleuf

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