Infrastructure // Le pont de Camélat verra bien le jour… Après 2020


Est-ce l’épilogue tant attendu d’un des dossiers les plus brûlants de ces dernières années en Lot-et-Garonne ? Ce dossier, c’est celui des équipements routiers du département avec les questions du doublement de la RN 21 et de la construction d’un nouveau franchissement sur la Garonne, le pont de Camélat, et de son troisième échangeur autoroutier. Une question qui a divisé et divise encore les décideurs de Lot-et-Garonne, le tout sous fond de rivalités politiques, de gros sous et de luttes d’influence.

L’Etat financera le pont
Dernier épisode en date donc, le communiqué de presse du Conseil général envoyé hier soir. Titré « Pont de Camélat – RN 21, un pas de géant pour la Garonne », le président Camani prend sa plume pour dévoiler la teneur du Contrat de Plan Etat – Région (CPER) 2015-2020. « La participation de l’Etat au financement des études pour la réalisation du pont et du barreau de Camélat est acquise. Je m’en félicite car je me suis battu pour débloquer ce dossier et obtenir ce résultat ».
Concrètement, le pont fait son entrée officielle dans les projets structurants programmés par l’Etat. Ce qu’explique Pierre Camani : « Cela signifie, pour le pont et le barreau de Camélat, que des crédits d’études seront bien inscrits au CPER 2015 – 2020. A la suite, cela préfigure le financement par l’Etat des travaux de cette infrastructure au CPER suivant (2020 – 2025). Pour la première fois, un gouvernement s’engage sur le financement du pont et du barreau de Camélat. Pour rappel, en 2010, l’Etat s’était totalement désengagé du dossier ». Sous-entendu Jean Dionis, au cours de ses années de députation, n’avait pas réussi. « Je regrette cependant que certains aient préféré jouer « la polémique politicienne » plutôt que de jouer groupés », écrit Pierre Camani en conclusion.

Un front Costes-Camani ?
Le destinataire de la pique ne fait pas de mystère. Le maire d’Agen et président de l’Agglomération a été l’autre acteur majeur du dossier. Sur une ligne quelque peu différente du président départemental. Le centriste avait fait de la réalisation de l’ensemble de Camélat l’un des enjeux de sa nouvelle mandature et poussait pour un début des travaux avant 2020. Relégant le doublement de la RN 21 au second plan. Et fâchant par la même une partie des élus du département. Les communes du villeneuvois ont voté à l’unanimité pour la priorité à la RN 21 et même le député fumélois Jean-Louis Costes, bien isolé dans son fief, verrait d’un bon oeil le désenclavement routier, au détriment de la solidarité de la famille de droite. RN 21 puis pont de Camélat, tel semble être le calendrier auquel sera soumis le département.

Gauvain Peleau-Barreyre

Le dossier RN 21 et pont de Camélat en chiffres

30 millions d’euros : C’est ce que coûtera la réalisation du contournement RN 21 Monbalen-Croix-Blanche (60% Etat, 40% collectivités locales dont Conseil général, Agglomération d’Agen et Villeneuvoise). Une enquête publique est en cours jusqu’au 28 novembre à Monbalen, Saint-Antoine-de-Ficalba, La Croix-Blanche et Castella.

140 millions d’euros : Le coût global de l’opération Camélat (échangeur autoroutier, pont, raccordement…). Chiffres du Conseil général. L’Agglomération agenaise évoquait une somme inférieure, entre 90 et 110 millions d’euros.

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