Instants perchés : le plat de résistance


«Instants perchés » promet de faire battre le coeur de ville durant deux jours, les 9 et 10 juin prochain. L’événement culturel, concocté par le collectif Cactus, créé par six associations culturelles de la ville, a choisi la voie de l’originalité pour marquer les esprits et durant 48 heures, prend place dans des lieux non destinés à la culture avec des propositions surprenantes.
L’ouverture se fait aux Montreurs d’images avec un ciné-concert sur « Métropolis » de Fritz Lang, film appartenant au patrimoine du septième art, ici diffusé dans sa version restaurée de 2h30. Aux pupitres, l’orchestre Chambre d’hôte, spécialiste de la musique jazz et contemporaine, accompagne Jean-Paul Raffit, guitariste du genre reconnu internationalement.
Le samedi, dès 13h30, le boulevard sera de nouveau embouteillé par des épaves de voiture, destinées à l’expression artistique des graf de la Streearterie ou à des scénettes interprétées par les comédiens de la Cie de l’Escalier qui monte. La Cie de la mécanique vivante vient déambuler et jouer d’instruments fabriqués à coups de sirènes urbaines. Des prestations gratuites.
Côté kids, « Instants perchés » a décidé de les amener faire la fête dans la salle des Illustres avec un projet de webradio spécialisée dans la musique pour enfants du monde entier, dénommée Radio minus system. Au programme : ateliers, canons à confettis et boum surprenante au milieu d’un lieu chargé d’histoire politique.
Le samedi soir, le festival s’invite au théâtre pour un concert de Bachar Mar-Khalifé. Le musicien mêle musique traditionnelle, contemporaine et électro. Bachar vient de sortir un album et a pour habitude d’écumer les festivals de toute l’Europe.
Enfin, « Instants perchés » prendra tout son sens dans la nuit de samedi en envahissant le toit du marché parking. A partir de 21h30, quatre groupes et artistes se succèdent jusqu’à 2 heures du mat avec des propositions étonnantes : U-machine mêle danse et projection vidéo en live, Cabaret contemporain, échappé de Paris, et de la piscine Aquasud, propose de l’électro avec des instruments acoustiques. Ibaaku, lui, mêle rythmes traditionnels de Casamance à une transe hypnotique. Enfin, The Hacker, icône de la scène techno dans les années 90, finit le show en apothéose.

Annabel Perrin

Instants perchés – vendredi  9 et samedi 10 juin

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