Interview // Benoit Dorémus, sous l’aile de Cabrel


Francis Cabrel a rempli deux dates au Centre des congrès et fait le plein sur l’ensemble de sa tournée. Il a emmené dans ses flight cases Benoit Dorémus, pour assurer les premières parties. Ce dernier l’a séduit après une session de Voix du sud, à Astaffort. Et pour ceux qui sont tombés sous son charme les 16 et 17 octobre derniers, Benoît raconte comment les Rencontres d’Astaffort ont changé sa vie artistique…

L’Hebdo : Benoît Dorémus, vous n’êtes pas un débutant dans la chanson et l’un de vos titres vous a même valu un belle notoriété en 2006 (ndlr : « Rien à te mettre »). Pourquoi alors venir se poser aux Rencontres d’Astaffort ?
Benoît Dorémus : « J’ai l’impression que depuis déjà quelques temps, les Rencontres s’ouvrent à des artistes déjà connus. Pour preuve, dans ma promo, se trouvait également Oldelaf qui a un public assidu. Pour preuve encore, ceux qui m’ont parlé des Rencontres ont également de la notoriété en plus d’être des amis proches. Il s’agit d’Ours, fils de Souchon, et de Ben Riccour. Je buvais un café avec eux sur Paris et ils n’arrêtaient pas de se marrer. Je leur ai demandé d’où ils sortaient pour être aussi heureux. Ils m’on répondu d’Astaffort et m’ont convaincu d’y aller.

L’Hebdo : Ils ont eu raison ?
B. D. : Oh oui. C’est un des trucs les plus chouettes que j’ai pu faire dans ma carrière. On y va pour bosser et on y bosse, mais dans le même temps se créé une solidarité entre artistes d’une même session. On est loin de Paris, dans une ambiance qui rappelle un peu celle d’une colonie de vacances. On s’aperçoit que l’on partage les mêmes angoisses et problèmes artistiques.

L’Hebdo : C’est là que Francis Cabrel vous a découvert ?
B. D. :
Il passait régulièrement une tête pour écouter ce que l’on créait. Mais je pense que c’est surtout quand je suis revenu pour un travail solo et des ateliers avec les enfants des écoles d’Astaffort que tout s’est joué. Sa fille, du coup, n’arrêtait pas de réclamer mes chansons sur le chemin de l’école… (sourire)

L’Hebdo : Et c’est pour cela qu’il vous a demandé de faire ses premières parties ?
B. D. : Pas tout à fait. J’ai également, durant mon séjour en solo à Astaffort, maquetté quelques titres de mon nouvel album dans son studio. C’est là qu’il a commencé à me glisser quelques conseils. Puis il est venu y poser du banjo et participer aux chœurs… Quand j’y repense, tout cela me paraît dingue. Y compris le cadeau de me mettre chaque soir devant son public. C’est un vrai défi pour moi, de les convaincre alors qu’ils ne sont pas là pour moi. Mais j’adore ça.

Album « Tachycardie » à paraître en février prochain 

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