« J’en appelle à la raison des électeurs »


L’Hebdo : Comment se déroule votre campagne quand les sondages ne vous sont pas favorables ?
Pierre Camani : Le contexte national n’est pas enthousiasmant, c’est vrai. Mais localement, nous restons humblement confiants. Nous avons une équipe jeune et expérimentée. Nous avons un capitaine reconnu et nous avons bien résisté aux dernières Municipales. Nous sommes bien implantés et très proches des électeurs. Par exemple, la moitié des électeurs de mon canton doit avoir mon numéro de portable !

L’Hebdo : Quels sont les axes que vous mettez en avant ?
P. C. : Nous avons un bilan solide et un projet ambitieux qui vise à continuer à moderniser le département. Il ne faut pas se tromper d’élection. Il n’y a rien de national, cette élection c’est projet contre projet et personne contre personne. L’allocation personnalisée à l’autonomie, les transports gratuits, la protection à l’enfance, les collèges, le numérique et la démographie médicale, c’est du concret.

L’Hebdo : Explosion de la dette, baisse des investissements… Les critiques de l’opposition sont très ciblées ?
P. C. : Je prends à témoin les Lot-et-Garonnais, qu’ils aillent voir la réalité, notamment avec les comptes administratifs. Ils verront que notre capacité de désendettement est supérieur à la moyenne. Concernant les investissements ou les dépenses de fonctionnement, ils extraient les chiffres de leurs contexte et ne parlent pas, par exemple, des transferts de personnels. Et puis notre département est classé 27e sur 95 en ce qui concerne les investissements.

L’Hebdo : La droite et l’extrême-droite vous accusent de laxisme dans les prestations sociales. Est-ce justifié ?
P. C. : Ils essaient de la jouer plus rigoureux mais je leur rappelle que nous avons déjà un service de contrôle des dépenses sociales. Entre 2008 et 2015, nous avons effectué 9 500 contrôles qui se sont traduits par 306 plaintes auprès du Parquet.

L’Hebdo : Vous avez évoqué un possible transfert de ces dépenses à l’État, où en est cette proposition ?
P. C. : C’est une demande de l’Assemblée des départements de France. Il serait normal que la solidarité nationale soit financée par l’État.

L’Hebdo : Craignez-vous une forte abstention ou un vote massif pour le FN ?
P. C. : J’en appelle à la raison des électeurs. Je comprends leur exaspération, la crainte du chômage. Mais croire que le vote FN est contestataire est une erreur. Ils n’ont ni programme ni projets départementaux. Quant à l’opposition, en six ans ils n’ont jamais été en mesure de proposer une alternative, ils n’ont jamais travaillé les dossiers. Ils ne sont pas prêts à gouverner et n’ont pas de leader reconnu.

L’Hebdo : Abandonnerez-vous votre mandat de sénateur au nom du non-cumul ?
P. C. : Je ne sais pas encore si je le ferai de suite après l’élection ou si je ne me représenterais pas en 2017, mais oui je ne cumulerai pas les fonctions je m’y suis engagé.

Propos recueillis par Gauvain Peleau-Barreyre

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