« J’espère que ce sera la dernière année d’efforts »


Les deux dernières années passées à se serrer la ceinture commenceraient-elles à porter leurs fruits ?  C’est en tout cas ce qu’a sous-entendu le maire de Villeneuve-sur-Lot, Patrick Cassany, lors du dernier conseil municipal tenu ce jeudi soir et largement consacré au débat d’orientations budgétaires (DOB) sur la période 2017-2020. Le premier édile de la bastide a ainsi expliqué qu’après la cure d’austérité imposée sur les derniers exercices, la Ville devrait retrouver un taux d’épargne brute au-dessus des 10% et descendre sa capacité de désendettement sous les dix ans dès l’année prochaine. En d’autres termes, les investissements restreints jusque-là vont repartir à la hausse dès 2018 sans pour autant augmenter la fiscalité des ménages. Cette promesse, déjà votée lors du dernier budget, devrait être reconduite jusqu’à la fin du mandat. « J’espère que c’est la dernière année de gros efforts, même si je préfèrerais en être sûr », a indiqué Patrick Cassany.

Des finances maîtrisées

La baisse de la dotation globale de fonctionnement (DGF) attribuée par l’Etat moins saignante que prévue (287 000 euros contre 600 000 euros initialement estimés) va dans ce sens. Les élus ont donc simulé une stabilité de la DGF. Mais l’issue du scrutin présidentiel pourrait bien mettre à mal ce modèle. Le maire villeneuvois s’est ainsi montré méfiant vis-à-vis du candidat Les Républicains François Fillon et ses « 20 milliards d’euros d’économies annoncés ». Quelque soit le scénario, la municipalité compte cependant maîtriser ses finances. « Nous allons contenir la masse salariale avec le non-remplacement d’un départ en retraite sur deux, soit 38 postes d’ici 2020 », a précisé Patrick Cassany. Les dépenses de fonctionnement des services seront également diminués de 10% sur les deux prochaines années avant de se stabiliser.

Dimitri Laleuf

 

Commerce // Un nouveau levier avant le PLUi

Le maire de Villeneuve Patrick Cassany a également abordé d’autres points économiques centraux dont le cas du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) en cours de définition. Les membres du bureau de la CAGV se sont mis en majorité d’accord pour délivrer des « sursis à statuer » pour réglementer l’implantation de commerces en périphérie en attendant le futur PLUi. Les enseignes faisant débat, comme Grand Frais, ou concurrence avec le centre-ville pourraient ainsi ne pas obtenir leur permis de construire malgré l’avancement de leur projet.

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