La classe américaine pour la start-up agenaise


L’accent gascon a résonné dans la grosse pomme grâce aux têtes pensantes de l’entreprise Jechange.fr. Installé depuis quelques années sur le site de l’Agropole, le dirigeant de la société française de comparateur de services (énergie, télécoms, assurances) a organisé à la fin du mois de juin à New-York la « French touch conference » pour promouvoir les pépites hexagonales de l’économie numérique.

S’ouvrir au local

La start-up d’Estillac était bien sûr de la partie et a montré qu’il existait une réussite entrepreneuriale en dehors des cercles du CAC 40. Un coup de com’ qui tombe quelques jours après une répétition plus locale. C’est dans les locaux de la pépinière estillacoise que Guillaume Di Maiolo, directeur général adjoint de Jechange.fr, a accueilli la première édition de la « Start-up assembly ». « Nous travaillons beaucoup au niveau national, explique-t-il, nous avons donc décidé de nous ouvrir et de travailler notre réseau de proximité. » Si les représentants des collectivités ou des chambres consulaires ont fait l’impasse, une dizaine de jeunes entrepreneurs avait fait le déplacement. « On est un peu atypique dans le département », analyse l’organisateur. Des extra-terrestres qui détonnent dans le paysage à dominante agro-alimentaire du site.

Agrandissement en vue

Alors avant de croquer la grosse pomme, c’est la terre du pruneau qu’il faut labourer. Ce qu’ils font sans faire de bruit, mais avec un gros appétit. « Nous avons même dû stopper nos embauches par manque de place », ajoute Guillaume Di Maiolo. De quoi faire bondir Pôle Emploi mais que les statistiques du chômage se rassurent, la société lot-et-garonnaise reste en plein développement. Les bureaux vont grandir en passant de 300 m² à 500m² dans les mois à venir. De quoi offrir à la soixantaine de (jeunes) employés de meilleures conditions de travail. Tous les corps de métiers de la start-up se retrouvent à l’Agropole, des conseillers téléphoniques aux ingénieurs, en passant par l’administratif et une partie de la direction.
L’entreprise tente avec ses moyens de rivaliser les ogres du secteurs (comme les Furets, le Lynx…) en revendiquant, par exemple, un ADN « 100% français ». Et un ancrage local qui représente une quantité d’atouts : « la qualité de vie, la proximité avec les métropoles ». Avec l’arrivée promise de la fibre, Jechange.fr espère écrire de nouvelles lignes sur sa success-story.

Gauvain Peleau-Barreyre

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Laisser un commentaire

* Champs Requis
Votre E-Mail ne sera pas publié.
Votre commentaire doit être validé par un administrateur avant d'apparaître.