La guerre des listes a commencé


Sauf surprise de dernière minute, ce sont bien deux listes qui s’affronteront lors des élections à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Lot-et-Garonne. La campagne officielle démarrant aujourd’hui, les candidats ont travaillé depuis plusieurs mois à l’élaboration de la liste, quarante-deux noms à recruter dans l’industrie, le commerce ou les services.
Ils sont donc deux à avoir rempli cette condition, Alain Brugalière et Serge Pujol. Le premier, déjà en fonction au sein de la Chambre, est un industriel reconnu (Vitamont, Lou Prunel) tandis que le second est un des concessionnaires (Volkswagen) les plus puissants du département. Jusque là, rien d’anormal, une élection, deux candidats, c’est du classique. Sauf dans le monde très particulier des Chambres de commerce. La règle tacite voulait en effet qu’un consensus se dégage avant l’élection pour ne présenter qu’un seul candidat.
« Ce n’est pas une élection politique où deux partis s’affrontent, glisse-t-on à la CCI 47, mais là ils n’ont pas pu se mettre d’accord. » C’est un euphémisme tant le secret du programme et des équipes est jalousement gardé par les intéressés. Une prudence, que d’aucuns pourraient appeler paranoïa, qui détone. C’est en effet la première fois depuis près de trente ans (soit la présidence Mariotti de 1989 à 2016) que les électeurs chefs d’entreprise auront le choix ! En interne à la CCI, les dents grincent. Personne ne semblait croire qu’une seconde liste, « CCI 47, votre nouvelle équipe » mise en place par Serge Pujol, voit le jour. Une liste qui veut jouer la carte du renouveau et de l’indépendance face aux syndicats. De l’autre côté, la liste « Agir pour l’entreprise » d’Alain Brugalière, table sur la continuité et le soutien des organisations syndicales et patronales (Medef et CGPME).
Rappelons que le rôle de la CCI, qui représente 14 000 entreprises en Lot-et-Garonne, est d’assurer une mission de représentation des intérêts du commerce, de l’industrie et des services auprès des acteurs publics ainsi qu’être force de propositions.

Gauvain Peleau-Barreyre

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