La mobilisation a payé


Non ce n’était pas une réunion politique. Le fait de retrouver des candidats aux prochaines élections départementales lors d’une réunion sur le devenir des écoles de Montanou et Bézis ? L’intérêt supérieur des enfants. D’ailleurs le maire Jean Dionis, qui présentait le compte-rendu de sa rencontre avec le recteur d’académie pour évoquer la sortie de ces établissements du Réseau d’éducation prioritaire, l’a répété : « Nous ne sommes pas là pour faire de la politique ». Mais du pédagogique. Et ça tombe bien, les professeurs, parents d’élèves et habitants étaient présents à l’école Paul-Langevin pour tenter de comprendre ce qu’il adviendra de leur établissement.

Moyens garantis pour cinq ans
Paul-Langevin donc, mais aussi La Goulfie, Edouard-Herriot et Elysee-reclus sont les quatre établissements qui sortent du REP. « Nous avons rencontré le recteur le 3 mars et nous lui avons dit d’être un peu sérieux, a commencé le maire. Montanou, par exemple, est sorti du REP alors qu’il dispose de tous les critères objectifs pour y être », comme un revenu annuel bas, taux de retard, résidants d’une ZUS… Ce classement en REP permet aux enseignants de disposer de moyens supplémentaires pour encadrer leurs élèves. De quoi bien lancer le projet municipal à 7 millions d’euros de la construction d’un nouveau groupe scolaire à Montanou.
Mais l’académie en a décidé autrement. Et ne reviendra pas sur sa décision.
Dura lex ? Oui, mais il existe des solutions, notamment en signant un contrat de ville. Cette alternative garantit aux écoles de Bézis et Montanou les avantages du REP sur une durée plus longue (5 ans au lieu de 3). « Nous allons écrire un courrier au recteur pour lui demander de s’engager sur cinq points : pas plus de 25 élèves par classes, plus de maîtres que de classes, accueil des moins de trois ans, accompagnements pédagogiques et indemnités supplémentaires pour les professeurs », détaille Jean Dionis.

Continuer la mobilisation
L’objectif affiché est de mettre en place cette disposition dès la rentrée 2015. Un groupe de travail (élus, Éducation nationale, parents d’élèves) sera constitué pour suivre l’évolution du dossier. Pour le public venu écouter le premier édile, c’est presque trop beau pour être vrai. « On veut des engagements écrits », pointe une mère de famille. « C’est presque mieux de sortir du REP que d’y entrer puisque c’est garanti pour 5 ans », remarque, un brin ironique, le directeur de Paul-Langevin. « J’espère que vous vous souviendrez M. le maire, que vous dîtes qu’il faille plus de professeurs si votre camp revient au pouvoir », lance le coordinateur du REP à Agen. Mais pas de politique, cela a déjà été dit. Alors quand Jean Dionis a appelé à continuer la mobilisation, c’est juste pour « embêter » le rectorat et les maintenir sous pression.

Gauvain Peleau-Barreyre

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