La République mise au pas ?


Le stationnement et la circulation en ville constituent pour tous les élus et techniciens responsables un casse-tête. Cela est d’autant plus sensible dans une ville moyenne comme Agen que la solution des transports en commun ne peut être qu’imparfaite, vu son coût et son organisation. C’est un domaine où le « y-a qu’à, faut qu’on » est dangereux. Toujours penser que la mobilité des personnes n’est pas égale. Il s’agit de dossiers complexes qui doivent ménager plusieurs critères, en particulier celui de partager équitablement un espace commun pour les piétons, les voitures, les deux-roues, les transports en commun, les handicapés, les véhicules de secours, les livraisons, etc,… Ce sont des dizaines de réunions, des heures interminables de discussions, des statistiques, des audits, pour, au final, obtenir un compromis. C’est là que l’on comprend que l’exigence de vérité enseigne la beauté du compromis. Mais aussi que la lumière voyageant plus vite que le son, beaucoup de personnes apparaissent brillantes jusqu’à ce qu’elles se mettent à parler.

Une piétonnisation discriminatoire
Aujourd’hui il est demandé que soit étudiée la piétonisation du Boulevard de la République dans sa partie Jasmin-Place des Laitiers. Pourquoi pas ? Mais pour quelles raisons ? Et, à l’avantage de qui ? Un certain nombre d’obstacles est à franchir dans le souci que toutes décisions prises ne créent pas de nouveaux problèmes en d’autres endroits au préjudice de ceux qui n’ont rien sollicité. Cette suggestion permettra-t-elle d’augmenter sensiblement le nombre de personnes sur cette partie de boulevard ? L’énumération des problèmes n’est pas exhaustive mais par exemple comment maintenir le libre accès des voitures au parking du Marché couvert ? Dévier les voitures par les deux rues étroites et sans trottoirs Voltaire et Garonne augmente la dangerosité et apporte des nuisances aux nombreux commerçants de ces rues. Et puis, quid des activités d’animations rue Voltaire ? De plus la piétonisation sera discriminatoire car elle ne se fera pas à partir de Jasmin mais à l’embranchement rue Voltaire. Le risque de sclérose des rues Cornières et Héros de la Résistance est à évaluer. Les commerçants du Marché-parking et du centre-ville verront un accès direct se fermer. Ils devront donc être consultés. Que fait-on du couloir bus ? L’accès aux véhicules de secours ? Comment compenser la perte de stationnement sur toute la partie République concernée. La très grande largeur des trottoirs de chaque côté permet déjà aujourd’hui une déambulation confortable et sécurisée. Qu’apportera de plus une piétonisation ? J’en profite pour dire que les élus responsables sont soucieux du  maintien d’un équilibre en favorisant toujours l’intérêt général. Ce n’est pas toujours compris des requérants. Je ne suis pas sûr que tous les obstacles que je viens de citer soient franchis avec succès. La difficulté me semble être celle du niveau de la résolution de la quadrature du cercle. Un périmètre piétonnier doit être défini sans que les grandes artères qui en permettent l’accès soient obstruées. Je ne fait que toucher du doigt la complexité du problème !

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