La révolution numérique, maintenant en 3D


Penser, expérimenter et réaliser : les faiseurs et autres créatifs ont désormais le lieu idoine pour passer du croquis au solide avec le fablab de la Chambre de commerce et d’industrie de Lot-et-Garonne. Baptisé le « Kiosque 47 », il est le nouveau « laboratoire de fabrique », apocopé en fablab donc, qui permet à tous, du professionnel, chef d’entreprise, artisan aux demandeurs d’emploi, étudiants ou apprentis Géotrouvetout de venir mettre en pratique les idées innovantes qu’ils ne pourraient pas voir se réaliser sans un minimum d’équipements.

Imprimante 3D en libre-service
Ainsi, l’espace fablab de la CCI est situé au rez-de-chaussée et dispose de plusieurs outils estampillés XXIe siècle. Graveur laser, fraiseuse numérique, réalité augmentée et bien sûr imprimante 3D sont disponibles. « Think it, make it, share it… Pense-le, fais-le, partage-le, c’est le slogan des fablab, explique Nicolas Bonrepaux, directeur Innovation à la CCI, et ça résume bien l’esprit que nous voulons donner ici, un lieu ouvert de rencontres et de partage d’expériences. »
Les élèves de De Baudre, les prothésistes dentaires de Pont-du-Casse sont parmi les premiers à avoir fait chauffer les outils à disposition. Un secteur économique, entreprises et artisans, qui peut voir ici un nouveau levier de développement. La structure même du fablab fait la part belle aux partenariats public-privé intégrant des structures publiques (Conseil départemantal, Chambre des métiers, communauté de communes…) à des acteurs privés (Orange, Sotra…).

Créer de l’emploi
« Les réalisations sont transposables aux entreprises, c’est très intéressant pour l’innovation », affirme Thierry Labarbe, président de Sotra.
Dans l’idéal, le Kiosque favorise le cercle vertueux qui veut qu’innovation et investissement donnent de l’emploi. « Ca ne bouge pas que dans les grandes métropoles, glisse le président de la CCI Jean-Alain Mariotti, le fablab est un moyen de se battre contre ce jacobinisme qui nous énerve ». Le président consulaire d’appeler également à un maintien des deniers publics pour l’investissement. Même si ces derniers ont été décapités par le gouvernement, le président du Conseil départemental, Pierre Camani, lui a rappelé que près de 130 millions d’euros d’argent public sur dix ans (dont 10% pour les communes du département) seront injectés pour l’arrivée du très haut débit. Un tournant numérique qui préfigure le Lot-et-Garonne du futur.

Gauvain Peleau-Barreyre

Renseignements : CCI de Lot-et-Garonne

05 53 77 10 82

r.delehonte@cci47.fr

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