La sécurité, l’affaire de tous


Ils n’étaient pas loin d’une soixantaine de commerçants à avoir répondu présent à l’invitation de la Ville et de la préfecture. Après la série de cambriolages – ou de tentatives – que la Bastide et ses alentours ont subi, le sous-préfet Thierry Mailles, nouvellement arrivé dans les murs, tenait à rencontrer et informer des commerçants plutôt inquiets : « C’est le premier dossier arrivé sur mon bureau quand j’ai pris mes fonctions » remarque Thierry Mailles. « Et en premier lieu, je tenais à préciser que l’auteur probable de ces cambriolages a été arrêté et est actuellement en détention à Gradignan dans l’attente de son jugement ».
Une arrestation qui n’a pas pour autant remis en question la réunion programmée en partenariat avec l’Union des commerçants : « Nous avons d’ailleurs convenu que nous ferions un point chaque trimestre » ajoute Thierry Mailles.

Plus de sécurité dans les locaux
Mais le sous-préfet n’a pas pour autant bercé d’illusions son auditoire, ni pratiqué la langue de bois : « Il n’y a pas de solution miracle. Lorsque l’on a affaire à un homme déterminé, on ne peut l’empêcher d’agir, mais on peut, par contre, le ralentir et ainsi donner un peu plus de temps aux forces de police pour intervenir ». Thierry Mailles a ainsi appelé les commerçants à renforcer la sécurité de leurs locaux avec alarmes, grilles et vitres blindées et rappelé qu’un expert était à leur disposition pour établir un diagnostic sur chaque établissement.

Les progrès à faire
Pour autant, les forces de police ne comptent pas rester immobiles. Alors que les patrouilles ont été renforcées, le commandant de police Pascal Molinié reconnaissait qu’il restait encore à améliorer les contacts avec la population : « Et là, nous nous devons d’instaurer une plus grande confiance, notamment avec vous, commerçants, pour obtenir des informations et ainsi orienter notre action. Nous nous devons d’être plus incisifs et percutants lors des patrouilles ». Le commandant exhorte également les victimes de cambriolages à ne rien toucher sur les lieux des délits : « Car dans ce type d’affaires, c’est souvent grâce à la police scientifique que l’on confond les auteurs des faits ».
Remarques et questions fusent depuis l’assistance, parfois agacée… « On ne voit pas assez la police… Quand la Ville avait obtenu l’intervention des CRS il y a quelques années, cela avait bien calmé les choses ». Sur ce point, Thierry Mailles, sous-préfet, sera clair : « Je ne ferai pas intervenir les CRS. Pour moi, c’est contre-productif. Certes, cela apaise un temps les actes d’incivilités et de délinquance, mais donne une image négative et d’insécurité, ce qui ne ferait que faire fuir un peu plus les citoyens du centre-ville ».
Quant aux caméras de surveillance, accusées de ne pas servir à grand chose, là aussi, Thierry Mailles rétablit les choses : « C’est surtout un outil de dissuasion. On ne peut pas mettre des policiers en permanence devant les écrans mais elles nous sont parfois utiles lors d’enquêtes car elles captent les allées et venues à toutes les heures de la journée et de la nuit et donnent des pistes éventuelles pour coincer les auteurs des faits délictueux. Mais, il faut être clair, les cambriolages existent depuis la nuit des temps. Ils ne vont pas s’arrêter avec nous. Ce n’est pas pour autant que nous n’allons pas travailler pour la paisibilité de la Bastide et que les personnes reviennent en toute quiétude, boire un verre en terrasse ».

Annabel Perrin

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