La vague bleu marine fait tanguer gauche et droite


Il n’y a aucun élu au soir du premier tour. Les quarante-deux conseillers généraux seront donc tous connus après le second round du dimanche 29 mars. Voilà pour l’un des faits marquants de cette première échéance départementale version new look.

Mais le cercle des prétendants à l’hôtel Saint-Jacques s’est restreint et les Lot-et-Garonnais auront à arbitrer quelque neuf face à face et douze triangulaires. Avec, au milieu des traditionnels candidats affiliés à gauche ou à droite, les binômes du Front national.

Le FN, premier parti

C’est aussi l’un des enseignements de cette élection dans le département : les représentants marinistes font partie de la première force politique de Lot-et-Garonne. Sur les quelque 240 000 électeurs du département, plus de 35 000 ont choisi le bleu marine. Seul parti présent sur tous les cantons, il est en mesure de maintenir dix-huit tandems. Aura-t-il pour autant des élus ? Rien n’est moins sûr. Et là ce ne sont plus tellement les consignes de vote ou le front républicain qui seraient en cause, mais bien l’adversité qui s’avère plus tenace qu’annoncée.

La gauche miraculée

Comme un XV de France promis à la raclée face aux Anglais, le Parti socialiste s’est bien fait fesser au niveau national mais arrive à maintenir la tête hors de l’eau en Lot-et-Garonne. L’équipe du capitaine Camani n’a pas marqué 35 points comme nos Bleus mais a totalisé 21,31% des inscrits. Le président sortant peut compter également sur tous les candidats qui n’étaient pas encartés PS mais qui représentaient les forces de gauche. Et en additionnant tous ces résultats, le cartel des gauches culmine à 28%… Pas l’Everest, peut-être une tour Victor-Hugo…

L’UMP ne capitalise pas

Que le discours de Nicolas Sarkozy le soir du 22 mars devait leur sembler loin de ce qu’ils ont vécu… L’UMP est à 10,32%. Un score en deçà des attentes de l’état-major, dû aux divisions, certes rares, mais coûteuses. Seul Alain Merly, chef de file de l’opposition, a de quoi s’en réjouir puisqu’il sort vainqueur de sa primaire contre un candidat siglé UMP. La voie de droite est quand même fréquentée en Lot-et-Garonne et pourrait même servir à doubler la gauche et le FN puisque en sortant la calculette, le total des voix de la droite s’élève à 32%. De quoi relancer un scrutin qui n’a pas finit de rebattre les cartes… électorales.

Gauvain Peleau-Barreyre

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