L’argent fait l’union


Tous unis autour de la même cause : faire des économies… Pierre Chollet, Alain Merly et Guillaume Lepers, conseillers départementaux d’Avenir ensemble, union de la droite, se sont donc affichés aux côtés de Pierre Camani, Christian Dezalos et Raymond Girardi, de la majorité départementale et de Christian Delbrel, de Dynamique citoyenne, pour venir exposer à la presse les onze points budgétaires qui devraient renflouer les caisses d’un conseil départemental en difficulté financière. Onze commandements votés à l’unanimité lors de la dernière assemblée. Et si les dissensions politiques se font encore entendre sur les causes intrinsèques du déficit budgétaire, c’est d’une voix unanime que les élus départementaux comptent limiter  les dégâts : « Je rappelle que les difficultés financières que connaît le Conseil départemental se retrouvent un peu partout en France » soulignait d’emblée Pierre Camani, président de l’assemblée. « La loi Nôtre a rebattu les cartes, notamment dans le champ de compétences qui nous est attribué et ce dans une période peu favorable où les recettes fiscales ont diminué tout comme les dotations de l’Etat…».
Premier des commandements évident pour tous, il était hors de question de compenser le manque par une augmentation de la fiscalité sur les habitants du territoire : « Surtout que le levier fiscal n’a que peu d’impact aujourd’hui » ajoute Raymond Girardi, conseiller départemental et vice-président.
Le conseil départemental compte donc miser sur des réductions de dépenses, notamment au sein de son fonctionnement interne pour trouver les 26 millions d’euros et éviter le dépôt de bilan : 10% sur le fonctionnement des services en y associant les premiers concernés, les salariés, un plan de stabilisation de la masse salariale « qui ne signifie pas forcément un non remplacement de tous les départs à la retraite » expliquait Christian Delbrel, et également une réduction de 10% des dépenses de communication.
Mais le Conseil départemental ne sera pas le seul à faire des efforts car l’assemblée a également décidé de réévaluer son niveau de financement du Sdis et de revoir, peut-être celui de l’aéroport lorsque la ligne LGV Paris-Bordeaux sera effective, en 2017 : « Nous serons en droit de nous demander si maintenir un vol Agen-Paris sera alors utile » ajoute Pierre Camani. C’est d’une seule voix également que le Conseil départemental compte demander à l’Etat de reprendre entièrement le financement du RSA : « Car sinon, à terme, le département ne pourra plus assurer ses missions de solidarité » annonce pessimiste Pierre Camani. Pas sûr cependant que dans ce dernier acte, l’union fasse la force.

Annabel Perrin

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