L’artiste, l’homme et la nature sur les murs de Gajac


Le musée de Gajac dévoilait ce mercredi le programme de l’année 2016. Trois expositions vont occuper les murs recouvrant différentes formes d’art que sont l’estampe, la photographie et la peinture. Avec  chaque fois un lien fort avec le musée ou le territoire villeneuvois.

Léo Drouyn

Du 19 févrer au 10 avril, place d’honneur est faite à Léo Drouyn avec une exposition montée en étroite collaboration avec le musée d’Aquitaine, les archives municipales de Gironde, et la société archéologique de Bordeaux. Léo Drouyn a réalisé des estampes dans la seconde moitié du XIXe siècle. Artiste et savant, il a ainsi immortalisé les paysages et décors de son époque, qui ne connaissait pas la photographie. Séduit par le Lot-et-Garonne, il en a parcouru les chemins de 1849 à 1873 et en tire gravures, dessins et peintures qui entrent désormais dans son testament pictural riche de 5000 dessins et 1500 gravures.

Denis Brihat

On fait un sacré bond dans le temps avec les photographies de Denis Brihat, artiste contemporain, exposées à Gajac du 29 avril au 26 juin. Bond dans le temps certes, mais pas si lointain que ça de Léo Drouyn dans sa thématique proche de la nature. Car Denis Brihat, ancien reporter, se tourne vers l’art photographique pur en découvrant celui d’Edward Weston et d’Emmanuel Sougez. Dès lors, il se penche sur des sujets de nature morte pour en sublimer la beauté. Il se consacre au noir et blanc jusqu’en 1967, pour ensuite se vouer à la couleur en allant chercher les techniques anciennes de coloration de la pellicule. Denis Brihat est exposé dans le monde entier…

Henri Cueco

Pour clore l’année 2016, le musée revient à la peinture avec les oeuvres d’Henri Cueco, artiste des années 60, appartenant au mouvement de la Figuration narrative. Les aplats, les pointillés et les rayures font partie de son univers pictural. Lui aussi explore le rapport de l’homme avec la nature jusqu’à consacrer des séries aux paysages certes mais également aux patates. Puis, c’est sur sa propre image qu’il travaille en réalisant de multiples auto-portraits, partant parfois dans l’absurde.

Annabel Perrin

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