Le baptême de Ma’a Nonu


Difficile de savoir si Ma’a Nonu est fier de débuter sa carrière française contre le SUA, mais dans les rangs agenais, certains se délectent déjà à l’idée d’affronter le trois-quarts centre néo-zélandais. « C’est un mec que je regarde depuis que je joue au rugby, lance Julien Hériteau tout juste réintégré dans le groupe Top 14 après sa blessure au genou contre Toulouse. Il est physique, très fort sur les impacts, rapide, technique… Il sait vraiment tout faire. Après ce qu’il a montré lors du dernier Mondial, je peux affirmer que c’est le meilleur centre au monde ». Du côté du capitaine Lionel Mazars, on se montre un peu plus mesuré. « Je le mettrai sur le podium », dit-il. Et encore, c’est déjà bien. On en fait effectivement peut-être un peu trop autour de Ma’a Nonu. Après tout, il ne compte que 103 sélections chez les All Blacks, n’a remporté que deux des trois Coupes du Monde auxquelles il a participé, n’a planté que 31 essais… « Ma’a Nonu ? Il joue au rugby ? » s’interroge même Arsène Nnomo. Quant à Alexi Balès, il ne semble pas connaître son nom : « Un certain champion du monde… »

Un bijou à polir

Trêve de plaisanterie. On connaissait l’attractivité varoise, mais avec ce coup-là sur le marché des transferts, Mourad Boudjellal s’offre un petit bijou… que les Suavistes vont se charger de polir. « Si j’ai l’occasion de le croiser sur le terrain, je vais en profiter pour lui mettre un bon caramel. » Julien Hériteau est sympa, il prévient son idole qu’il ne lui fera aucun cadeau. Tremble Ma’a Nonu, tremble.

Dimitri Laleuf

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