Le département se pique de la lutte anti-moustique tigre


Il est là et il le restera, alors autant apprendre à s’en prémunir.

C’est déjà presque une vieille connaissance. Les Lot-et-Garonnais entendent bruisser les ailes d’aedes albopictus depuis des années. Le moustique tigre est là et bien là. Et avec lui un risque sanitaire que les autorités, préfecture, agence régionale de santé et Département, prennent très au sérieux. C’était l’objet d’une réunion au Conseil départemental où les pros de la démoustification ont dressé un bilan de l’invasion du petit insecte.
« C’est un problème récurrent depuis 2011 et son implantation dans le Marmandais », explique Charles Tizon, responsable de la surveillance de l’espèce à l’établissement public de démoustification de Méditerranée (EID). Depuis, le moustique s’étend à tire-d’aile le long de l’axe autoroutier, comme à Agen, où vers le nord (Miramont-de-Guyenne) et le sud (Casteljaloux).

Pas de cas de chikungunya

« Il est là et il le restera », prévient Charles Tizon… Alors autant apprendre à lutter et se prémunir contre ses conséquences. Il faut déjà le reconnaître. Et c’est assez facile. Contrairement à ses cousins nocturnes, lui pique en journée. Il y va sans hésiter, sans tourner autour des oreilles par exemple… Il porte également des rayures blanches et noires qui le rendent facilement repérable.
L’aedes albopictus serait juste agaçant s’il n’était pas connu comme porteur des maladies comme le chikungunya ou la dengue. Mais aucun cas de contamination n’a été signalé en Lot-et-Garonne.
Question prévention, c’est à chacun de lutter. Si les produits d’extermination n’ont pas les faveurs des entomologistes (peu efficaces et surtout pouvant aider le moustique à développer une résistance), il reste des gestes simples comme ne pas laisser traîner d’eau stagnante ou couvrir les réservoirs. C’est à ce prix que le tigre ne feulera plus.

Gauvain Peleau-Barreyre

Gauthier et Nicolas sont prêts pour la chasse aux tigres

C’est la mission qui leur correspondait. Quand ils ont appris que le Conseil départemental recherchait des jeunes gens en contrat de service civique pour lutter contre la prolifération du petit nuisible, ils n’ont pas hésité.
Drivés et coachés par les agents du Département, eux mêmes formés par les professionnels de l’établissement public de démoustification de Méditerranée (EID), Gauthier, 24 ans, et Nicolas, 20 ans, seront opérationnels à partir du 1er août.
Ils sillonneront, pendant six mois, les communes exposées à la présence du moustique tigre notamment sur l’Agenais, l’Albret, le Marmandais et le Confluent.
Leur mission est d’aider les communes à identifier et détruire les foyers potentiels de l’insecte et d’aider les particuliers à lutter contre sa prolifération en les informant sur les gestes de prévention. Il peut leur être demandé d’assister les équipes de l’EID-Méditerrannée dans le cadre des enquêtes entomologiques autour des cas suspects de dengue ou de chikungunya signalés par l’ARS.

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