Le Lot-et-Garonne fait le plein d’Énergies 47


«C’est bon  ? Je ne vous ai pas trahis ? » Les applaudissements qui ont répondu au discours d’Alain Merly ont tôt fait de le rassurer. Le programme de la droite fait l’unanimité auprès de ses candidats… Reste maintenant à convaincre les électeurs. Pour ce faire, le chef de file de l’opposition départementale a dévoilé mercredi un document de douze pages qui résume les grands axes des projets que portera la liste Énergies Lot-et-Garonne.

Bilan  « acrobatique »
Alain Merly a débuté sa présentation par une critique en règle du travail de la majorité de gauche. « Pour construire un programme, on part d’un bilan, ici c’est celui de nos adversaires. » Sans surprises, il est jugé « mauvais ». « Explosion de la dette, incapacité de limiter les coûts de fonctionnement et baisse des dépenses d’investissements de 35% depuis 2008… » Et si la version de la majorité est différente, ce n’est qu’au prix de « quelques acrobaties ».

« Le moteur de l’économie »
C’est tout ce que dénonce le monsieur Loyal de la droite qui inscrit ses propositions dans une ligne « réaliste et ambitieuse ». Bâti en concertation avec la société civile et les candidats de la droite, le projet d’Energies 47 entend faire du Conseil départemental « le moteur de l’économie lot-et-garonnaise ». Faciliter la création et l’implantation des entreprises est au coeur du programme. La création d’un « fab-lab » (fabrique-laboratoire pour encourager l’innovation), d’une cellule de développement économique, de partenariats avec les universités, d’un sécuripôle complètent l’arsenal. Enfin Alain Merly annonce s’aligner sur la position de Jean Dionis pour faire du pont de Camélat une priorité devant le doublement de la RN 21.

« Contenir  la fiscalité »
Pour se dégager des marges de manoeuvre en ces temps de raréfaction de l’argent public, Alain Merly fera des coupes dans le budget dans les dépenses. C’est nommé, plus pudiquement, « modération des dépenses de fonctionnement et de personnel ». Le tout sans augmenter les impôts, du moins en « contenant le fiscalité ». Le poste social, qui pèse pour plus de 50% sur le budget de l’assemblée, sera lui aussi repensé. « La gauche dit que l’on va fliquer les bénéficiaires de minima sociaux, c’est faux, nous allons essayer d’être plus efficace. »  En attendant la présentation du programme de la gauche la semaine prochaine, la droite a sorti les arguments.

Gauvain Peleau-Barreyre

Une fête de l’agriculture, des cours d’anglais et une charte du bon élu

Parmi les cinq grands axes du programme (gouvernance, finances, économie, social et agriculture), se cachent plusieurs propositions originales. La création d’une fête de l’agriculture autour des produits de nos terroirs est ainsi envisagée. De même, l’utilisation des nouvelles technologies pour aider à l’épandage (géolocalisation) sera encouragée. Plus surprenant, les agents du Conseil départemental seront formés à la pratique de l’anglais, jugée indispensable pour aider à l’attractivité du département. Enfin, les élus s’engagent tous à respecter une charte de bonne conduite portant notamment sur l’assiduité aux séances et sur une baisse de 5% de ses indemnités.

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