Le Meilleur Pâtissier de M6 revient sur ses terres


Cyril Carrini, grand gagnant du concours du Meilleur Pâtissier 2015, une émission diffusée sur M6, est venu dédicacer son livre samedi dernier à la Maison de la Presse de Nérac. Le policier bordelais est originaire de la cité. Les téléspectateurs qui l’ont suivi ont dû affronter la longue file d’attente pour approcher le nouveau crack de la pâtisserie. Son livre intitulé « Cyril, au coeur de ses recettes », sorti le lendemain de sa victoire, reprend dix-sept créations réalisées durant le programme et en propose plus d’une vingtaine d’autres inédites.

L’Hebdo : Qu’est-ce que cela fait de revenir dans votre ville d’origine avec ce titre et un livre à votre nom ?
Cyril Carrini : Parfois, certaines personnes que je croise dans la rue me disent : « J’ai déjà vu votre visage quelque part », c’est assez amusant ! J’ai été très bien accueilli par le public néracais qui m’a suivi tout au long de l’aventure, jusqu’à cette séance de dédicaces. Je ne m’attendais pas à voir autant de monde et je suis heureux de constater que les livres sont bien partis.

L’Hebdo : Comment s’est passée votre participation à l’émission? Quel est votre ressenti a posteriori ?
C. C : J’ai pris beaucoup de plaisir mais il faut savoir que l’ennemi du candidat, c’est le temps. Ce que vous mettez 3 heures à faire chez vous, là, il faut y arriver en 1h30 ! La pression est intense, le temps passe vite, sans oublier les journalistes et les caméras qui vous suivent en permanence. En regardant l’émission, on ne réalise pas que pour onze candidats, il faut onze journalistes et vingt-deux caméras. Imaginez le monde que ça fait (rires).

L’Hebdo : Quelles sont les principales qualités pour réussir dans cette compétition ?
C. C : J’ai remarqué au fil de l’émission et du concours que ce qui importait, ce n’était pas le talent mais l’endurance. On est tête baissée dans nos recettes et on pâtisse à fond du matin jusque tard le soir. Cela représente de grosses journées et ce que j’ai pu en apprendre c’est qu’il fallait tenir le rythme, savoir relâcher la pression et surtout écouter les conseils donnés par Cyril Lignac et Mercotte.

L’Hebdo : Vous aviez l’air à l’aise sur certaines épreuves, notamment l’épreuve technique de Mercotte et son kürtõskalács ainsi que la dernière épreuve créative de Noël. Comment l’avez-vous vécu ?
C. C : J’aime beaucoup les épreuves techniques et créatives. L’épreuve de réalisation de kürtõskalács a été difficile mais je suis parti avec un petit plus, j’avais déjà eu l’occasion d’en manger à Bordeaux auparavant. La dernière épreuve créative où il a fallu réaliser un décor de Noël avec une base de cent biscuits est une partie que j’ai appréciée et sur laquelle j’ai pu me lâcher. J’ai pris des risques mais je suis content d’avoir pu sortir le traîneau du père Noël en pain d’épices ainsi que les 200 biscuits associés.

L’Hebdo : Quels sont vos projets à venir au niveau de la pâtisserie?
C. C : Je ne suis que pâtissier amateur, je ne veux pas m’enflammer. Je réalise néanmoins des gâteaux pour mes amis et ma famille. Je compte donner des cours de pâtisserie dans le Lot-et-Garonne, entre Nérac et Bordeaux. Pour la suite, j’ai un projet avec une enseigne de la grande distribution pour des fiches recettes d’un magazine tiré à 420 000 exemplaires. Je me rendrai également dans la capitale prochainement pour le « Taste of Paris », qui aura lieu le second week-end de février. Une rencontre avec les grands noms de la pâtisserie française, ça ne se refuse pas.

Ophélie Auberval

« Cyril, au coeur de ses recettes », aux éditions M6 Tarif: 15 euros

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