Le quartier de Montanou va faire école


Lundi, lors du conseil municipal les élus de la majorité sont montés au créneau pour défendre la construction du nouvel ensemble scolaire Paul-Langevin de Montanou et, au-delà, la nouvelle politique de la ville en direction des quartiers populaires. L’abstention, attendue, des élus FN, a provoqué l’ire du pourtant très mesuré premier adjoint Pierre Chollet : « On se regarde dans les yeux là, a lancé l’élu, vous n’apportez pas de solutions, vous n’apportez rien. » Un peu plus tôt, l’opposition socialiste avait pointé les limites du contrat de ville, circonscrits aux quartiers prioritaires alors que « il y a aussi une misère sociale en centre-ville ». Emmanuel Eyssalet pointait « les inégalités qui commencent dès la crèche » et la faible « porosité » qui existe entre les habitants des différents quartiers.
Mohamed Fellah puis Baya Kherkhache prenaient ensuite le soin de rappeler les actions de la municipalité, depuis 2008, envers les quartiers : « Il faut être fier de ce que nous avons fait », citant en exemple la rénovation de Tapie.
Le mot de la fin est revenu au maire qui rappelait toute l’ambition de ce nouveau contrat de ville, contraint par « des crédits » peu dotés par l’État (200 000 euros pour l’ensemble du contrat) mais prenant en compte une multitude de facteurs (accès à la santé, à l’éducation et droit à la sécurité). Le Front national a été le seul groupe à s’abstenir au moment du vote, refusant d’approuver en bloc la délibération. L’appel au consensus du maire a donc presque été entendu… C’est bien la moindre des choses pour des quartiers et ses habitants qui ont plus que jamais droit de cité.

Gauvain Peleau-Barreyre

Bilan de la sécurité

Sur demande de l’élue PS Sandrine Laffore, un rapport détaillé des caméras de télésurveillance a été porté à la connaissance de l’assemblée. Thomas Zamboni a ainsi présenté le bilan des 36 caméras disposées à Agen.
La télésurveillance coûte à la ville 282 000€ par an, soit 7 800€ par caméra. 25% des interventions de la police a pour origine le visionnage des caméras. Une interpellation sur deux est aussi à mettre sur le compte de ce dispositif. Au total, sur l’année 2014, 4 817 faits ont été recensés par le centre de supervision urbain. Plus d’un fait sur deux était relatif à une infraction au code de la route, 18% concernaient le comportement (agression, dégradation, incivilité…) et 6% de l’administratif (affichage sauvage, tags…). L’élu a donc dressé un bilan positif du dispositif, malgré son coût, surtout en matière de répression.
Jean-Philippe Maillos, conseiller d’opposition Front de gauche a fait entendre une voix différente, pointant la difficulté de mesurer l’impact des caméras pour dissuader ou prévenir les faits délictueux : « Quand on ne peut pas quantifier l’efficacité de quelque chose qui coûte, ça pose un gros problème. »

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