Le ras-le-bol des parents de Chaumié


L’inspectrice régionale dépêchée par l’Académie est venue mardi dernier. Elle avait pour mission de mener un audit sur la vie scolaire. « Elle a rencontré tout le monde, élèves, professeurs, administratifs, direction et nous », résume Alexandra Sanguin, déléguée FCPE à Chaumié. Une entrevue qui aura permis de mettre des mots sur un climat scolaire qui ne cesserait de se dégrader. Les parents d’élèves avaient affiché leur courroux sur les banderoles déployées devant les portes du collège, il y a une semaine. « Vols, violences et harcèlements », tels sont les maux qui empêcheraient l’un des collèges les plus réputés d’Agen de fonctionner. Fleuron de la section sport-études, l’établissement du centre-ville se viderait de ses collégiens (de 800 à 656 en 2015) et de ses professeurs ou encadrants (« une quarantaine ont demandé à partir », assuraient les manifestants).
Que se passe-t-il à Chaumié ? Une question, beaucoup de réponses. « Mon fils va au collège la peur au ventre », « ma fille s’est fait poursuivre parce qu’on voulait l’étrangler », « mon enfant revient tous les jours avec des bleus »… Au total, une quarantaine de pages de mails de parents affolés a été transmise à l’Éducation nationale. Les professeurs déplorent aussi un climat frondeur et violent où « l’autorité des adultes n’est pas respectée ». En cause, une « quinzaine » d’enfants qui seraient les fauteurs de trouble. Une situation qui ne s’est pas arrangée depuis quatre ans, une date qui coïncide avec l’arrivée d’une nouvelle principale. « Ce n’est pas une question de personne, tempère Alexandra Sanguin, mais c’est bien la fonction qui est défaillante. »
La hiérarchie éducative se penchera de nouveau sur le cas Chaumié en janvier où le Directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen, ex-inspecteur d’académie) se rendra deux fois au collège les 8 et 11 janvier. Les parents d’élèves, de leur côté, ont rencontré la députée Lucette Lousteau hier jeudi et comptent se réunir régulièrement pour faire le point sur les avancées. « Nous voulons être associés aux nouvelles mesures », conclut Alexandra Sanguin.

Gauvain Peleau-Barreyre

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