Le retour de la pression


L’an passé, à la même époque, le SUA LG fêtait son retour dans l’élite. Les Agenais s’apprêtaient à savourer le plaisir d’affronter des internationaux tous les week-ends, quelques champions du monde. Autre avantage d’évoluer dans le terrible Top 14, un championnat qui ressemble de plus en plus à « une course à l’armement » : l’absence de pression, ou presque. Avec le plus petit budget, se maintenir aurait pris des allures d’exploit. Être relégué n’étant finalement qu’une issue logique. Le discours modeste tenu tout au long de l’année ne pouvait être plus limpide. Faire partie des « vingt meilleurs clubs de France », comme l’a martelé le président Alain Tingaud, n’implique pas d’être dans les quatorze. « Ce n’est pas un échec », confirmait également le manager Mathieu Blin lorsque les mathématiques ont parlé en fin d’exercice.

Passation de pouvoir
Les attentes seront tout autres cette fois. L’ancienne proie redevient un prédateur redouté et respecté. La quatrième bourse de Pro D2 (au prévisionnel, derrière Oyonnax, Perpignan et Biarritz, selon la LNR) ne peut se classer au-delà de cette place au risque de faire tâche. Une mission loin d’être aisée dans cette deuxième division du rugby français. « L’écart avec le Top 14 tend à se réduire d’année en année, estime Antoine Erbani. Ça charbonne toujours mais les équipes évoluent et parviennent à proposer plusieurs styles de jeu. C’est ce qui en fait un championnat intéressant. Dix équipes peuvent prétendre à se qualifier (pour les demi-finales, ndlr). Il faudra se montrer régulier, ce qui n’est pas franchement notre marque de fabrique. » Avec un Sporting délesté de plusieurs cadres, ce sont les jeunes qui endosseront les responsabilités. Mais à l’image de leur nouveau capitaine de 26 ans qui prend l’acquisition du brassard « très tranquillement », il ne faudra pas compter sur eux pour se défiler.

Dimitri Laleuf

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