Le septième art en ambassadeur


Les comités de jumelage villeneuvois organisent, en partenariat avec la municipalité, la seconde édition de « Les jumelages font leur cinéma ». Durant quinze jours, des projections de films en version originale sous-titrée sont organisées au centre culturel du 15 au 29 octobre : « Nous avons choisi les vacances de Toussaint car tout le monde ne part pas durant cette période. Il n’y a donc aucune raison que la saison culturelle fasse une pause » souligne Béatrice Delléa, adjointe à la Culture. « Les séances sont gratuites et donc ouvertes à tous les budgets ».
Comme l’an passé, cinq associations ont donc choisi un film représentant le pays jumeau de la Bastide : « Ce festival est l’héritier de ce que nous faisions avec la littérature depuis 2008. L’an dernier, nous nous sommes ouverts au septième art et ce fut un succès » ajoute Béatrice Delléa. Un seul constat négatif cependant, la fréquence trop rapprochée des projections qui a refroidi certains de venir plusieurs soirs de suite : « D’où l’idée d’étaler le festival sur quinze jours » précise Béatrice Delléa.

Rires et joie au programme
Autre volonté également, celle de dédramatiser le ton de la manifestation et d’éviter les films dramatiques pour attirer un public plus large et de tous âges.
Cette année donc, « Les jumelages vous font leur cinéma » est placé sur le thème de l’humour et de l’optimisme : « Mais la comédie est souvent un moyen de dénoncer des problèmes sociaux » ajoute Béatrice Delléa.
Comme l’an passé, chaque séance sera suivie d’un verre de l’amitié avec dégustation de produits de pays, histoire d’échanger ses impressions de spectateurs.

Cinq pays sur grand écran
Ainsi, en quinze jours, le public du centre culturel va pouvoir découvrir le sens de l’humour de cinq pays : l’Ecosse, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et la Côte d’Ivoire. Pour chacun d’entre eux, c’est un des classiques du genre qui a été choisi (voir ci-contre) : « Pour la Côte d’Ivoire, il y a une exception. Le cinéma africain est en mauvaise forme. Du coup, nous avons porté notre choix sur un documentaire, réalisé par deux journalistes qui concerne un groupe de musiciens issus du ghetto et pour la plupart d’entre eux handicapés » précise Béatrice Delléa.
Durant quinze jours, les projecteurs de Villeneuve-sur-Lot sont donc braqués sur la culture cinématographique et le sens de l’humour venus d’ailleurs.

Annabel Perrin

Du 15 au 29 octobre au centre cuturel – séances gratuites
Infos au 05 53 40 49 00

Programme //
Jeudi 15 octobre à 20h30 : « Whisky à gogo » de Mackendrick pour l’Ecosse
Le mot du comité : C’est la plus connue des comédies écossaises.

Vendredi 16 octobre à 14h : « Buno a nulla » de Gianni Di Gregorio pour l’Italie
Le mot du comité : Il est le dernier d’une trilogie. Le réalisateur abandonne le thème des femmes pour celui de la vieillesse face à une société sur la défensive. Il signe le retour de la comédie à l’italienne.

Mercredi 21 octobre à 20h30 « 1 franco, 14 pesetas » de Carlos Iglesias pour l’Espagne
Le mot du comité : Il se passe en 1960 mais traite d’un sujet actuel, celui des réfugiés confrontés à une culture radicalement différente de la leur.

 Mercredi 28 octobre à 20h30 « Soul kitchen » de Fatih Akin pour l’Allemagne
Le mot du comité : Il est le représentant du nouveau cinéma allemand.

Jeudi 29 octobre à 20h30 « Benda Bilili »  pour la Côte d’Ivoire
Le mot du comité : Documentaire dédié au surprenant groupe Staff Benda Bilili, né dans le ghetto de Kinshasa.

 

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