Le suspect du double meurtre arrêté


Il était 8h50, hier matin, quand la brigade de sûreté urbaine d’Agen a procédé à l’interpellation de Jean-Claude Petitfaux. Les policiers ont pu appréhender le suspect du double meurtre de Foulayronnes dans le calme et alors qu’il n’était pas armé. Ce dernier avait rallié le parking du supermarché Netto d’Agen, passant entre les mailles du plan Epervier déclenché sitôt le drame connu. C’est un appel au 17 qui a orienté les forces de l’ordre suite à un appel à témoin ciblant Jean-Claude Petitfaux. Âgé de 60 ans, habitant la commune de Sauvagnas, il a été placé en garde à vue. A l’issue de son audition, il risque une mise en examen pour assassinat, tentative de meurtre et vol avec armes.

Cavale
Voilà qui clôt la chasse à l’homme qui a enflammé le département, et les départements voisins, entamée mercredi dès 8h30. Dans un endroit reculé de Foulayronnes, des coups de feu retentissent et deux personnes s’écroulent. Eric Simon, directeur de l’agence Seg Fayat, et Stéphanie Marcassa, dessinatrice dans un cabinet d’architecte, meurent sous les balles du tireur et sous les yeux de leurs enfants de 5 et 10 ans. C’est le plus jeune qui a contacté les forces de l’ordre. Ils ont été placés, après avoir été entendus et pris en charge par les services hospitaliers, chez de la famille proche. Mais ce sont bien grâce aux premiers éléments donnés par les enfants que l’étau se resserre autour du suspect.
Une perquisition a lieu à son domicile de Sauvagnas. Sa voiture est retrouvée non loin des lieux du crime. La traque s’accélère en fin de journée quand le suspect est surpris par un couple qui rentrait chez lui, à Foulayronnes. Des coups de feu sont tirés en direction du couple, sans faire de victime. L’auteur présumé des faits s’enfuit et braque « avec deux armes », comme décrit par le procureur de la République Pascal Prache, un automobiliste et lui vole sa voiture. Il est 20h30. La traque se poursuit toute la nuit. 260 gendarmes sont mobilisés. Douze heures plus tard, c’est la police nationale qui mettra la main sur le suspect.

Déjà condamné
Durant les 24 heures sous tension, le passé judiciaire du suspect ressurgit. Il a été condamné en avril 2015 pour des faits de harcèlement et avait interdiction d’entrer en contact avec sa future victime Eric Simon. Jean-Claude Petitfaux avait fait appel mais de plus en plus d’éléments laissent à penser qu’il en voulait personnellement à son ancien responsable hiérarchique. Eric Simon avait porté plusieurs plaintes contre son assassin présumé mais elles n’avaient pu aboutir.
La détermination et la violence du parcours du tueur présumé ont amené les forces de l’ordre à multiplier les mesures de prudence, notamment autour de plusieurs sites ou personnes.
Enfin, une autopsie est en cours. Le véhicule volé, et son contenu (notamment les fusils), sont aussi analysés .

Gauvain Peleau-Barreyre

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