Le visage moderne des Républicains


Elle est la chef de file des Républicains pour ces élections régionales en Aquitaine. Virginie Calmels, la quarantaine, était en visite en Lot-et-Garonne vendredi 26 juin. Aux côtés des pontes de la droite départementale, et de certains centristes, elle est allée reconnaître les lieux pour la campagne qui s’annonce et, surtout, croiser les futures têtes de liste départementales dont elle décidera les noms. Un poids politique qui ne lui fait nullement peur, puisque cette ancienne directrice administrative de Canal ou Endemol a l’habitude de tenir les rênes : « Mes choix seront faits avant le 14 juillet. Et je sais qu’avoir des représentants d’Agen, Marmande et Villeneuve me paraît avoir un sens pour une représentation territoriale équilibrée » annonce t-elle sans lâcher aucun nom. « Si l’UDI me paraît légitime pour porter nos projets en Lot-et-Garonne, je prend également en compte que je suis un nouveau visage en politique et que je porte un message de renouveau et de modernité qui doit être relayé ici ». Car l’adjointe à l’économie de la mairie de Bordeaux n’est entrée de plain-pied en politique que lors des dernières élections municipales : « Mais je l’annonce : si je suis élue à la tête de la Région, je renonce à mon siège d’élue municipale ». Et ce, même si elle est considérée actuellement comme la meilleure placée pour succéder à Alain Juppé au fauteuil de maire, si ce dernier parvient au sommet de l’État…

Ne pas compter que sur la LGV

Et si Virginie Calmels n’a pas d’idée arrêtée pour ses relais politiques en Lot-et-Garonne, elle a une vision précise de son projet politique sur la Région : « En matière économique, d’autres choix sont possibles que ceux du président sortant qui mise tout sur l’aéronautique. Cette politique a fait en sorte que le Lot-et-Garonne se sente isolé. Il ne faut pas oublier que l’Aquitaine est la première région agricole d’Europe et que c’est un pan économique très important présent dans les 12 départements qui fondent désormais cette immense région ». Virginie Calmels a également pleinement conscience que le maillage territorial sur les infrastructures routières et numériques est important : « Tout miser sur la LGV est pour moi une erreur. Tout ne passera pas par la LGV et on ne va pas attendre les bras croisés que les lignes soient enfin terminées. Et surtout, il faut éviter que certains territoires soient les sacrifiés d’un axe Paris, Bordeaux, Bayonne. Le développement économique doit englober toutes les forces territoriales et ne pas opposer le rural à l’urbain. Et c’est une élue bordelaise qui vous le dit ! »                                 

Annabel Perrin

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