« L’électeur est un peu désabusé »


L’Hebdo : Comment s’est déroulée votre campagne ? Pourquoi ne pas avoir fait de grandes réunions publiques ?
Alain Merly : Nous avons privilégié le terrain, même si Bruno Le Maire est venu lors d’une soirée à Monflanquin. Nous sommes assez satisfaits des retours des candidats.

L’Hebdo : Les électeurs sont-ils réceptifs à votre discours ?
A. M. : Il faut avoir un discours d’honnêteté, la campagne est un peu atone, le contexte nationale est compliqué. L’électeur est un peu désabusé…

L’Hebdo : Vos candidats aussi ?
A. M. : Forcément ça nous touche aussi mais nous restons déterminés.

L’Hebdo : Quels sont vos axes de campagne ?
A. M. : Nous proposons un autre style de gouvernance, nous ne miserons pas tout sur l’affichage. La majorité sortante a géré les choses de manière un peu aléatoire. Nous ferons tout pour nous rapprocher des acteurs économiques, être la courroie de transmissions pour faire du Conseil départemental le moteur de l’économie.

L’Hebdo : Vous accusez la majorité d’avoir fait exploser la dette, les dépenses de fonctionnement et réduit l’investissement. La majorité dit que vous mentez. Qui dit vrai ?
A. M. : C’est l’éternel problème des batailles de chiffres et de leur interprétation. Je ne suis pas si politicien que ça, je me fie à notre expert, Bernard Genestou, et son jugement est sans appel ! La question est de savoir si on peut faire mieux, je réponds que oui !

L’Hebdo : Vous avez réussi à présenter des candidatures communes sur presque tous les cantons… Sauf quelques cas, notamment sur votre territoire…
A. M. : C’est juste une histoire d’hommes. Je ne fais la guerre à personne et c’est une situation courante, ce n’est pas la première fois que je vois ça depuis que je fais de la politique.

L’Hebdo : Cela ne risque-t-il pas d’éloigner les électeurs de cette échéance ?
A. M. : Cette élection est incomprise. Tout comme le nouveau découpage des cantons. Et puis il y a un contexte national grave, mêlé de lassitude et de désespoir. Le vote FN et l’abstention sont les résultats de ce désamour.

L’Hebdo : Briguerez-vous la présidence de l’assemblée ?
A. M. : J’aurai la légitimité. Maintenant il faut que les autres élus votent pour moi…

Propos recueillis par Gauvain Peleau-Barreyre

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