Les conseillers généraux chassent le lièvre de mars


Les élus sont parfois qualifiés d’animaux politiques. Dans notre campagne lot-et-garonnaise, rien n’est plus vrai. Il n’y avait qu’à assister à la session du Conseil général pour s’en rendre compte. Majorité et opposition n’étaient pas loin de s’échanger des noms d’oiseaux pour dire tout le bien qu’ils pensaient de leurs actions respectives pendant ce mandat. En attendant le prochain, que la gauche souhaiterait conserver et que la droite voudrait enlever. Une course aux échéances de mars 2015 qui a donc débuté ce lundi entre nos élus départementaux.

Le perchoir couve ses petits

Les clusters labellisés, Center Parcs, l’investissement dans les infrastructures : la portée de la majorité est fructueuse. Du haut de son perchoir, le président Camani veille sur ses petits en espérant les voir grandir sous sa main pour les six années à venir. « A nous d’inventer le département de demain », lance-t-il en début de séance, avant d’évoquer la « victoire historique » que constitue l’action des parlementaires PS dans la récente obtention du financement des études pour le dossier Camélat.

Passe d’armes Camani/Dreux

Un timing d’annonces qui laisse perplexe l’opposition. Bernadette Dreux a ouvert les hostilités. L’élue qui sera opposée à Pierre Camani sur le canton des Coteaux de Guyenne lui prête des intentions « électoralistes » allant même jusqu’à qualifier la réforme touristique des lieux d’intérêts de Lot-et-Garonne d’« incroyable mauvaise foi ». Pierre Camani n’a pas manqué de souligner ironiquement « la délicatesse » de son opposante avant de voir ses lieutenants, Jacques Bilirit ou Christian Bataille, voler dans les plumes de la droite.

Alain Merly moqueur

« Nous approchons à grands pas des Départementales, ajoute Alain Merly, et dans une période pré-électorale c’est une session tendue, au goût particulier. » Alors le leader de l’opposition, qui souhaiterait le rester pour la campagne, montre les crocs. « Vous essayez de maquiller votre gestion calamiteuse derrière un paravent de volontarisme ». « Nous attendons toujours votre programme et vos propositions », s’est-il vu rétorquer.
De quoi aiguiser les appétits en vue des prochaines élections. Mais comme le dit (à peu près) la morale d’une célèbre fable, rien ne sert de discourir, il faut partir à point. C’est déjà fait.

Gauvain Peleau-Barreyre

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