Les douaniers du grand Sud-Ouest manifestent à Agen


La mobilisation ne faiblit pas. Par trois fois déjà, les douaniers d’Agen ont tiré la sonnette d’alarme face à la menace d’une disparition de leur brigade. Ils n’ont eu de cesse, depuis plusieurs mois, de dénoncer les effets du Plan stratégique des douanes (PSD) s’il venait à être appliqué à l’horizon 2018, pour le Sud-Ouest en général et le Lot-et-Garonne en particulier. « Tous les agents d’Agen seront rapatriés sur Arcachon, il ne restera plus personne pour contrôler ce qui passe par le département, c’est la porte ouverte à tous les trafics », explique Olivier Géron, agent agenais de l’intersyndicale.
D’autant que le département concentre plusieurs points d’entrée (gare ou aéroport) et voies traversantes (N21, A62…) : « S’il n’y a plus de douaniers, l’aéroport du Passage perdra son caractère international », et de précieuses lignes ou passagers…
Autant de craintes sur l’avenir d’une profession et d’un service rendu au public qui amènent à une mobilisation d’ampleur comme ce fut donc le cas hier jeudi. L’intersyndicale (UNSA, CGT, FO, Solidaires, CFDT) des régions Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon et grande Aquitaine, le numéro 2 national des représentants des débitants de tabac mais aussi des élus locaux ont convergé vers le site douanier de Gaussens.

Blocages, tractage et opération escargot
Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le rond-point de Beauregard pour procéder à des actions de blocages et tractage.
En début d’après-midi, ils ont été reçus en préfecture après s’être déplacés en convoi depuis le Passage. Ils ont pu répéter de vive voix au directeur de cabinet du préfet leurs arguments en faveur du maintien de leur brigade. « Notamment pour nos missions de protection du public dans le cadre de l’état d’urgence, continue Olivier Géron, la semaine dernière nous avons retrouvé une grenade à Marmande lors d’un contrôle. » Sans parler des chiffres de saisies d’armes en hausse, + 31,7% en 2014, +25% en 2015. « On ne se bat même pas pour nos emplois puisque beaucoup seront à la retraite d’ici-là, conclut un syndicaliste, mais il faut comprendre que si nous disparaissons, c’est encore un service public qui s’arrête. »

Gauvain Peleau-Barreyre

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