Les fruits et légumes objets de lien social


Et si les fruits et légumes n’étaient plus seulement des objets de consommation alimentaire ? C’est ce que tendent à prouver les « Incroyables comestibles », une initiative chartée qui se développe un peu partout en Europe et arrive ce vendredi à Villeneuve-sur-Lot. C’est l’association Horizon vert et les Jardins partagés qui lancent les Incroyables comestibles version villeneuvoise. Le principe est plutôt simple : planter des légumes et fruits en milieu urbain et compter sur la co-responsabilité pour les faire pousser. Simple mais précisément défini… La ville pilote fut anglaise. En mars 2008, Todmorden se fixe un délai de 10 ans pour retrouver son autonomie alimentaire à partir d’un rayon d’approvisionnement en circuits courts sur 50 miles, soit environ 80 kilomètres. Au bout de 3 ans, en octobre 2011, l’ancienne cité industrielle en déclin est arrivée à couvrir 83 % des besoins des ménages. Depuis, l’idée a fait des quantités de petits.
Dans le Sud-Ouest, huit villes ont actuellement adhéré à la charte des Incroyables comestibles, Villeneuve-sur-Lot s’apprête donc à être la neuvième. En partenariat avec la municipalité, Horizon vert et Mathilde Verger, animatrice des Jardins partagés, vont investir deux lieux dans la bastide, l’un sur la place d’Aquitaine, non loin du marché bio, l’autre rue des peupliers. Un troisième site va naître chez un particulier dont la terre est en friche non loin de la Maison de la vie associative : «  L’idée est née après notre rencontre avec une adepte des Incroyables comestibles qui nous a convaincus » explique Mathilde Verger.
Cette dernière va s’occuper des plantations durant six mois à un an puis passer le relais : «  Fondation de France nous a accordé le financement pour que le projet se lance. Mais la finalité est que les citoyens s’approprient ces potagers urbains et les jardinent eux-mêmes ».
Si l’aspect écologique est non négligeable, les Incroyables comestibles existent surtout pour créer du lien entre habitants : «  C’est avant tout une démarche participative bien plus qu’un potager » souligne Mathilde Verger. Il ne faut pas y mettre une notion de production car on ne sait jamais quelle récolte ces jardins vont donner. Tout dépend de l’investissement des personnes qui s’en occupent. Mais, les villes qui ont adopté ce projet ont vu l’incivilité baisser ».
Le premier rendez-vous est donc fixé ce vendredi en fin d’après-midi sur la place d’Aquitaine, pour une prise de contact entre personnes intéressées.

Annabel Perrin

Rendez-vous vendredi 15 avril à 17h30, place d’Aquitaine

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés