Les monologues du Vaquin


A l’aller, le flanker agenais avait donné de sa personne pour battre son ancienne équipe après avoir affiché ses ambitions auprès de nombreux médias. Pour ce match retour, l’intarissable faconde de Rémy Vaquin n’est pas moins sollicitée et tout le monde espère qu’il joindra une nouvelle fois les actes à ses paroles. Blessé pour la réception de Clermont, expulsé au bout de 34 minutes contre Grenoble puis suspendu et enfin remplaçant contre La Rochelle, le troisième-ligne n’a pas eu grand chose à se mettre sous la dent depuis la fin du mois de décembre. « J’ai l’impression de ne jamais jouer, déplore-t-il. Après, je sais qu’il m’en faut peu pour trouver du rythme et de la confiance, un seul match suffit pour me relancer. Le premier duel contre le Racing justement m’avait fait du bien. J’espère pouvoir en être aussi cette fois-ci pour me remettre dans la compétition. Il n’y a que ça qui me fait bander (sic). » On peut donc s’attendre à un nouveau chantier de la part du guerrier suaviste visiblement affamé.

« Une machine bien huilée »

Mais il le sait mieux que personne, l’équipe francilienne a des arguments à faire valoir. « C’est une machine bien rodée, bien huilée, qui en plus d’être gaillarde propose du jeu. C’est peut-être le petit plus qui leur permet d’atteindre ces résultats par rapport aux années précédentes », estime Rémy Vaquin, passé par Colombes entre 2009 et 2012. Les Racingmen ne sont plus seulement une brochette de gros bébés protéinés comme le laissaient envisager les premières rencontres, peu abouties, de la saison. Le duo Labit/Travers a su inculquer une philosophie et une cohérence à son groupe devenu au fil des mois un rouleau-compresseur difficile à stopper. « On sait l’engagement et la férocité qu’il faudra mettre. Ils ont annoncé vouloir prendre leur revanche. On va donc se préparer pour un gros match de rugby face à une équipe qui broie ses adversaires. Il ne faudra pas y aller avec la pétole au cul si on veut rivaliser. Quand on affronte un monstre, on ne veut pas être ridicules », poursuit le natif d’Aix-en-Provence. Langage fleuri et détermination exacerbée, Rémy Vaquin est déjà prêt pour cette affiche !

Dimitri Laleuf

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