« Les start-up existent ailleurs qu’à Bordeaux »


Le Conseil national du numérique se réunira pour le première fois aujourd’hui, à deux pas de Bercy et de son ministère. Parmi les trente membres se trouve Gaël Duval, PDG et fondateur de la société agenaise JeChange.fr. Le chef d’entreprise et ses confrères seront en charge de conseiller et orienter la politique numérique du gouvernement.

L’Hebdo : Comment devient-on membre du Conseil national du numérique ? Qu’est-ce qui a fait la différence pour votre nomination ?
Gaël Duval : Nous sommes trente membres au total, nommés par décret présidentiel, chacun ayant un domaine de compétence et d’expertise bien précis. Pour mon cas, je pense que mon parcours d’entrepreneur a joué en ma faveur. J’ai créé plus de six sociétés, je travaille dans le domaine de l’Internet depuis 1995, j’avais 25 ans !

L’Hebdo : La success story de JeChange.fr, installée à Agen, a dû jouer ?
G. D. : Bien sûr. Nous allons même passer le cap des 100 salariés et nous sommes leader de notre secteur.

L’Hebdo : C’est également un concept dans l’air du temps que de pouvoir faire des économies grâce au numérique…
G. D. : Tout à fait, l’exploitation des outils digitaux pour optimiser le pouvoir d’achat est une des clés du succès. Nous espérons pouvoir apporter notre aide au législateur pour que chacun puisse profiter des bienfaits de la révolution technologique.

L’Hebdo : La réussite d’une start-up est donc possible dans un territoire rural ?
G. D. : Bien sûr. Avec JeChange.fr nous démontrons qu’il existe des start-up qui marchent ailleurs qu’à Bordeaux ou Toulouse. Les PME doivent miser sur le numérique pour se développer et comprendre que le digital n’est plus un domaine d’activité mais un moyen de se développer, quelle que soit son activité.

L’Hebdo : Serez-vous l’ambassadeur du Lot-et-Garonne et de son économie ?
G. D. : Avec Philippe Goold, directeur général, nous parlons déjà du département et d’Agen aux autres chefs d’entreprise. Je me sers de l’exemple de JeChange.fr pour leur dire que c’est possible de réussir ici si les infrastructures se développent.

L’Hebdo : Votre société peut-elle abriter une pouponnière de start-up ?
G. D. : Nous sommes déjà intégrés au cluster Inoo dont Philippe Goold est le vice-président. Nous réfléchissons à pouvoir fédérer les initiatives locales, c’est une possibilité.

Propos recueillis par Gauvain Peleau-Barreyre

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