L’homme supérieur à la machine, le mouton aussi ?


La Ferme d’Estrades a accueilli ses nouveaux pensionnaires en début de mois, sur la bute du complexe sportif Saint-Germes dont ils auront la charge. La mairie du Passage a en effet pris la décision de remplacer ses tondeuses mécaniques par… des moutons ! Mais pas n’importe lesquels puisqu’il s’agit de la race d’Ouessant dont la laine et la viande sont peu intéressantes mais dont les capacités en matière d’éco-pâturage sont bien connues. Grâce au partenariat signé avec la société Ecomouton, en charge des cheptels de A à Z, une dizaine de ces « moutondeuses » s’est installée sur le terrain clôturé de 12 000 m². Une idée qui semble intéresser plusieurs communes dans le département : « Il y a de la demande et la volonté de mettre en place de véritables projets, ce n’est pas un effet de mode », martèle Rémy Muriach responsable régional pour Ecomouton.

Bientôt à Agen

Déjà en place à Villeneuve-sur-Lot depuis début avril, nos amis les bêtes semblent effectivement avoir le vent en poupe. Capables d’atteindre les endroits inaccessibles aux tondeuses et moins coûteux pour l’entretien des espaces verts, les moutons d’Ouessant ont su séduire Francis Garcia : « Notre commune possèdent énormément d’espaces verts non constructibles qu’il faut malgré tout entretenir. Ces animaux vont agir en complémentarité des services communaux, ils vont tondre ces espaces tout au long de l’année en plus d’apporter une alternative silencieuse et écologique à la ville. C’est un début mais nous pensons étendre ce dispositif ». Un projet que le maire du Passage veut également ludique et pédagogique puisque ces nouvelles tondeuses écolos se trouvent à proximité du Jardin découverte de la Ferme d’Estrades, lui-même à quelques pas d’une école. Pari gagnant dans la mesure où les enfants présents pour le lâché sont restés fascinés devant l’attraction du jour. « Ça fait partie de nos objectifs mis en place avec le Jardin découverte : quand l’école amène les enfants, il y a une interaction directe avec la nature, ils s’y intéressent. C’est aussi valable pour les plus grands », précise-t-il. Écologiques, économiques, pédagogiques, efficaces… Il semblerait qu’il n’y ait pas une chose que ces animaux ne soient pas. Quoi qu’il en soit l’éco-pâturage semble bien se porter et prendre racine dans le Lot-et-Garonne : « Nous sommes en négociations avancées avec l’Agglomération d’Agen », déclarait même Rémy Muriach en réponse à nos questions. Alors à quand un lâché de moutons dans les jardins de la préfecture ?

Hugo Jay

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