L’hôpital entre dans une nouvelle ère


L’hôpital Saint-Esprit d’Agen va connaître un second souffle. Près de quarante ans après sa création, en 1979, il s’apprête à subir une opération de grande envergure qui devrait le faire passer définitivement (du moins pour les décennies à venir) du côté des établissements médicaux de référence. « Au dessus de nous, il y a le CHU de Bordeaux, explique le président de la commission médicale d’établissement (CME), Jean-Marc Faucheux, après nous serons le lieu central pour le territoire. » Pour le Lot-et-Garonne et au-delà, pour les Gersois et le Tarn-et-Garonnais, le CH d’Agen confirme sa place d’établissement « recours ». En clair, si les autres structures ne peuvent pas s’occuper d’un cas, c’est vers Saint-Esprit qu’ils se tourneront. Ce qui est déjà le cas mais, comme l’évoquent les responsables du centre : « Il était temps » de changer les choses. C’est donc une vraie question de « mission de santé publique » qui est ici en jeu.
Et de l’aveu des responsables, il ne fallait pas « plus attendre ». « Nous sommes en situation de saturation au niveau des blocs, il y a des soucis techniques et d’organisation des services de dialyse, en néonatologie la capacité est limite… »
Une liste de doléances qui a fini par arriver aux oreilles des décideurs publics, l’Agence régionale de santé (ARS) en tête. Après un travail de fond effectué par la direction, et par le nouveau directeur Didier Lafage, l’engagement financier de l’Etat (l’ARS, NDLR) est acté. Ce sont donc 44 millions d’euros qui seront alloués à la refonte du CH d’Agen. Et ce en dépit des déficits pointés par l’établissement (5 millions en 2015) mais que le plan de redressement promet d’éponger dans les trois ans. Le plan d’investissement répond à deux besoins : augmenter la capacité d’accueil et bénéficier des nouvelles normes et évolutions techniques.
Deux bâtiments sortiront de terre, à l’horizon 2020, soit 12 166 mètres carrés en plus des 44 000 existants. Ils accueilleront le service de réanimation, passant de 12 à 15 lits. Le bloc opératoire et toutes ses salles y seront transférés, notamment la partie ambulatoire (hospitalisation à la journée). La capacité du centre de néonatologie est renforcée tout comme sa classification administrative lui permettant de pratiquer des soins d’urgence. Enfin, les nouveaux bâtiments seront aussi occupés par la dialyse et la néphrologie. Les urgences et la petite hospitalisation seront conservées sur l’ancien bâtiment qui profitera de la place retrouvée pour améliorer son accueil hôtelier. Le début des travaux est prévu juin 2017.

Gauvain Peleau-Barreyre

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