L’hôpital Saint-Cyr déjà dans les cartons


«Depuis mercredi dernier, la clinique et nous sommes officiellement propriétaires du bâtiment ». C’est avec le sourire que le directeur de l’hôpital Saint-Cyr, Jean-François Vinet, aborde la période la plus difficile que l’hôpital ait eu à vivre depuis 1834 : le déménagement d’un établissement qui compte 700 membres du personnel dans ses murs. « Nous devons le faire assez rapidement car, depuis que le bâtiment nous a été livré, nous devons nous acquitter de l’assurance et des frais d’amortissement sur deux enceintes, autant de dépenses cumulées sur notre budget », ajoute Jean-François Vinet.
Le déménagement s’est donc organisé en collaboration avec la clinique, notamment sur les services qui ne peuvent être interrompus : «  Ainsi, sur le service chirurgie, la clinique commence à investir les lieux. Quand elle sera opérationnelle sur le Pôle santé, nous ferons le transfert de nos blocs ».

15 transports par jour
Depuis déjà plusieurs mois, les réunions se succèdent pour mettre en place le déplacement non seulement des équipements, mais également des patients : « Ce n’est pas par hasard que nous avons choisi la période de Noël pour le transfert des services médicaux. C’est une période creuse dans notre activité. Et nous allons repousser le plus possible les actes chirurgicaux au mois de janvier ». Cependant, il a été évalué à une quinzaine de transports par jour le transfert des patients, tout au long du mois de janvier. L’hôpital a donc demandé l’aide des forces de police et gendarmerie pour des trajets évalués entre cinq et sept minutes. Quant au mobilier, l’hôpital fait appel à une société spécialisée : « Nous emportons l’ensemble du mobilier et des lits sur le site du Pôle santé. Nous n’avions pas le budget nécessaire pour investir dans du neuf et nous avons choisi de privilégier le matériel médical de technologie ». Scanner, IRM et blocs de chirurgies seront du dernier cri.
Si la direction tente d’anticiper le maximum d’événements, elle est consciente qu’un tel déménagement reste une opération délicate : « Notre priorité est bien entendu la sécurité des patients. Mais nous sommes sensibles aux préoccupations du personnel pour qui c’est un bouleversement et qui se demande surtout si ses conditions de travail, et même ses affectations de service, vont être modifiées. Un cabinet de gestion des ressources humaines a été mandaté pour gérer le stress et ouvrir la parole auprès du personnel ». Ouverture des hostilités le 15 décembre prochain.

Annabel Perrin

Un calendrier draconien
A partir du 15 novembre, la pharmacie et le magasin général déménagent progressivement jusqu’au 15 décembre, date d’arrivée des premiers services médicaux. Le 8 janvier, le service d’urgences investit le Pôle santé et ferme ses portes à l’hôpital. A la mi-janvier, les admissions et consultations seront ouvertes sur le Pôle santé.

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