L’inauguration avant les dossiers chauds


Des élus de tout bord, des officiels et des consignes de sécurité très strictes : pas de doute, ce qui se jouait hier sur le site de l’agenais avait une importance toute particulière. Il faut croire que les inaugurations d’entreprises, comme c’était donc le cas, sont assez remarquables pour bousculer quelque peu le protocole.

Visite guidée et surveillée

Matthias Fekl a beau être le dernier arrivé au Gouvernement il n’en fut pas moins le premier sur site, avec près de 30 minutes d’avance sur l’horaire prévu. Cette infraction à la règle du quart d’heure lot-et-garonnais cachait sans doute une impatience à découvrir le nouveau fleuron du groupe agro-alimentaire Sodiaal, l’usine flambant neuve de Boncolac. Les responsables du site ont servi de guide à la centaine de personnes présentes. Par groupes de dix, les visiteurs ont alors été délestés de leurs appareils de prise de vues, le directeur rappelant que sa société était dans un secteur des produits apéritifs, chauds ou froids, « très concurrentiel » et qu’il fallait minimiser les risques « d’espionnage industriel ».

Promotion canapés

Ces précautions ne seraient donc pas superflues pour que la marque demeure la référence auprès de ses clients. Voire même qu’elle conforte et améliore sa position, c’est là tout l’enjeu. Implantée sur l’Agropole qui jouxte Agen, l’entreprise dispose d’un outil de production dernier cri. Trop à l’étroit dans ses anciens locaux, Boncolac a décidé de construire plutôt que d’agrandir. Ce qui lui a permis de gagner « en performance en doublant la production, en ergonomie pour les salariés et en sécurité ».
Le fleuron lot-et-garonnais s’étend désormais sur 9 600 mètres carrés et emploie 91 salariés. « A terme nous souhaitons embaucher », confie la direction.

Entreprises qui ouvrent

Ce qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Les élus présents, qui ont participé financièrement dans les 16 millions d’euros qu’ont coûté la création, peuvent enfin parler « d’entreprises qui ouvrent et non pas qui ferment » en Lot-et-Garonne. « L’agro-alimentaire est notre deuxième secteur d’excédent commercial » a rappelé Matthias Fekl. Avant de passer aux dossiers, moins réjouissants, de la casse sociale qui touchent les salariés des entreprises en difficulté (voir encadré).

Gauvain Peleau-Barreyre

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