L’oeil d’André Gounou // Notre tourisme c’est l’authenticité et la convivialité


Agen, au cœur du Sud-Ouest, et carrefour routier, bénéficie de liaisons qui lui offrent des accessions rapides et directes en deux heures à l’Atlantique, la Méditerranée, les Pyrénées et le Périgord. Cette situation privilégiée présente un avantage de choix qui, à n’y prendre garde, est aussi un inconvénient. En particulier celui, aux beaux jours, de désertifier la région de ses autochtones passant week-end et vacances éloignés de leurs lieux de vie. Bien sûr tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir régulièrement ces escapades. Dès lors on comprend pourquoi économiquement notre sort touristique est lié à son attractivité. La perception qu’a le vacancier de l’espace rural ne correspond pas nécessairement à la réalité. Même si nous avons avec le Parc Walibi, un phare que beaucoup nous envie. Avec ses nombreux gîtes, ses fermes, ses cultures diversifiées qui en caractérisent l’authenticité c’est un tourisme bucolique, de terroir. Nos petits ports fluviaux sur le canal, notre gastronomie avec la valorisation des produits locaux, nos marchés fermiers, nos bastides remarquables et nos animations traditionnelles sont des atouts. Et aussi, on a tendance à l’oublier trop souvent, le Musée des Beaux Arts qui est un des plus importants musées d’Aquitaine par sa richesse et sa diversité. Il est réputé pour ses 5 toiles de Goya (dont l’autoportrait), la Vénus du Mas (période romaine) et le Tintoret (Renaissance vénitienne). Cela est-il suffisant ? Non. Il y faut encore progresser avec, d’une part une augmentation des structures d’accueil et d’autre part, des événements spécifiques.

La convivialité, la générosité 

Mais comme en toute chose si c’est le corps qui attire, c’est l’âme qui retient. L’accueil, la convivialité, la générosité, si chères à nos aïeux semblent se diluer dans un affairisme incompatible avec notre image. Au fil de l’histoire du tourisme, les relations des touristes à la nature ont évolué. Aujourd’hui, on assiste à une opposition entre sauvegarde et mise en valeur de la nature. L’espace rural est une destination d’avenir avec ce grandissant besoin de ressourcement. Le développement des courts séjours et le fractionnement des vacances, le besoin d’une parenthèse de verdure et d’authenticité sont parmi les tendances les plus marquantes qui expliquent l’attrait de l’espace rural. Qu’elle soit française ou étrangère, la clientèle naturelle de l’espace rural fait le choix de la destination campagne comme destination à part entière. Seule destination centrée sur l’être, et non sur le faire, la destination campagne est aujourd’hui confrontée à un enjeu capital d’évolution et de conservation de son authenticité. Il y a très longtemps, participant à une réunion de communicants et d’experts du tourisme, recherchant la meilleure communication sur notre identité, j’avais émis l’idée de coller au cul des bus parisien un panneau publicitaire portant l’inscription : « En Lot-et-Garonne, fichez-nous la paix ! ». Cela reprenait de façon plus provocatrice l’excellent slogan du Gers «  Le bonheur est dans le pré ». En communication, la curiosité est un critère gagnant. Il appartient à chacun d’entre nous d’être les ambassadeurs de notre ville, de notre région. Encore faut-il pour cela en avoir une certaine fierté.

 

Vous êtes nombreux chaque semaine à vouloir répondre aux chronqiues d’André Gounou. Chaque semaine la rédaction de L’Hebdo vous offre de publier les meilleures comentaires sur son site internet www.quidamlhebdo.fr.

Cette semaine, retrouvez la réponse de Eric Casail, Secrétaire Départemental FCPE à l’article de la semaine dernière sur la réforme scolaire

 

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