Supplément SUA // Lucky Luke se sent « happy »


Depuis le début de saison, Luke Hamilton et sa chevelure blonde rayonnent dans le pack agenais. Ses coéquipiers l’appellent même Sunshine. Le peroxyde d’hydrogène y serait-il pour quelque chose ? Non. « C’est ma vraie couleur », affirme-t-il. Tout est donc naturel chez lui, de sa toison d’or à son bonheur de jouer. Quand on lui parle rugby, le Gallois est comme un gosse. « J’ai cette chance de faire ce que j’aime le plus, je ne vais pas bouder mon plaisir », clame-t-il avec une banane communicative. Les mauvais résultats du Sporting n’ont pas entamé son inébranlable moral. Passé par l’académie des Scarlets de Llanelli, Luke Hamilton a ensuite posé ses valises à Cardiff, chez les Blues, pour un bail de quatre ans. Cette aventure un peu mitigée l’a poussé à quitter son pays natal pour la France. « Ça faisait longtemps que je souhaitais tenter l’expérience. J’avais un contact avec Agen alors je n’ai pas hésité », raconte le troisième ligne de 23 ans. Sa première saison lot-et-garonnaise, parsemée de blessures, l’a laissé sur sa faim. Mais cette année, le blondinet, 1,90 m et 105 kg tout de même, a pu donner la pleine mesure de son talent. Résultat : sept titularisations en huit matchs de Top 14. Et il n’est pas près de s’arrêter.

Fan des supporters français

Le championnat français est-il le plus relevé au monde ? D’après Luke Hamilton, « ça ne fait aucun doute. En Pro 12, c’est le Leinster, le Munster et les autres. En Angleterre, il y a Leicester, les Wasps et les autres. En Top 14, tout le monde peut battre tout le monde ». Même si le SUA LG s’est plus souvent incliné qu’à son tour, le Racing, 3e au classement, et le champion en titre se sont fait taper à Armandie. Une compétitivité qui plaît au flanker, tout comme l’ambiance des stades français (au pluriel) : « Ici, les fans sont mille fois meilleurs qu’au Pays de Galles. Parfois, avec les Blues on jouait devant 500 personnes. Samedi dernier, contre Edimbourg, malgré les conditions, il y avait plus de 4000 personnes. Et c’est le cas dans toutes les arènes. C’est génial de vivre ça tous les week-ends. »

Plus gros plaqueur du Top 14

Toutes les conditions sont réunies pour se donner à fond à chaque rencontre. Question engagement, difficile de reprocher quoi que ce soit à « Sunshine ». Personne d’autre que lui n’a réalisé plus de plaquages dans l’élite cette année. Et son taux de réussite (90%) est tout à fait honorable. Son implication en défense n’altère pas sa générosité en attaque où il se propose sans cesse. Polyvalent, il peut être aligné à tous les postes de la troisième ligne. Luke Hamilton sait tout faire. Sauf se débarrasser de son colocataire, Taylor Paris. « Ça fait sept mois qu’il squatte chez moi et il ne paye jamais rien. Il est temps qu’il parte », plaisante-t-il.

Dimitri Laleuf

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