L’univers Maso en ombres chinoises


Dans un coin de la pièce, traînent un pick-up et des caissettes en plastique, objets usuels, transformés pour l’occasion en scène théâtrale pour des figurines en papier… A la mise en scène, se trouve Julie Linquette, marionnettiste, originaire de Charleville-Mézières capitale mondiale du genre. Depuis quinze jours, la jeune femme a investi le murs du musée de Gajac pour mener des ateliers peu communs autour du théâtre d’ombres chinoises. Papier canson et découpages fins étaient donc au programme mais pas seulement. Les ateliers s’inspiraient directement de l’exposition de Sarah Maso, céramiste agenaise, dont le monde onirique laisse libre cours à l’imagination : « On démarre chaque atelier par la visite de l’exposition. Là, chacun choisit une oeuvre qu’il dessine et transforme pour ensuite en faire une marionnette de papier » explique Julie Linquette. Une visite en clair-obscur où les ombres ont une importance capitale  : « Une ambiance orchestrée par l’artiste elle-même » ajoute Chantal Borredon, coordinatrice de l’exposition.

Croisement de générations

Et durant trois après-midis consécutives, les apprentis marionnettistes ont interprété à leur manière les oeuvres de Maso : « Pour en créer leur propre histoire » ajoute Julie Linquette. Ouverts aux enfants et aux adultes, les ateliers ont également permis un croisement de générations entre enfants et seniors : « Un partage très intéressant entre la spontanéité des plus jeunes et la réflexion intellectuelle des plus grands ». Le résultat est visible ce samedi après-midi, lors d’une restitution au musée de Gajac. 

Annabel Perrin

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