L’usine du futur est déjà là


Préfet, président de région, député et même secrétaire d’Etat… Ils étaient tous là pour l’inauguration sous forme de visite guidée de l’usine de méthanisation, installée par Fonroche, dans la zone industrielle villeneuvoise. Pour mener le parcours et de manière explicite, nul autre que Yann Maus, lui-même, patron de Fonroche, ne pouvait s’exécuter. Car ce dernier s’affichait réjoui de présenter sur site, un projet qui lui a pris cinq années et 14 millions d’euros d’investissement.  Désormais, donc,  Villeneuve-sur-Lot est en capacité de produire de l’énergie pour plus de 11 000 habitants : « Ce qui en fait la première ville autonome en énergie de France » soulignait Yann Maus. « Aujourd’hui, nous comptons 145 partenaires qui nous laissent leurs déchets à traiter, dont 42 exploitations agricoles et 50 industriels en Lot-et-Garonne ». Un cercle vertueux qui a pour objectif de recycler en biogaz les déchets organiques en agroalimentaire. « La méthanisation ajoute également de la compétitivité sur un territoire en évitant des traitements de déchets lourds et coûteux pour les exploitants et industriels ».
Yann Maus soulignait également l’engouement suscité par l’usine au moment de l’élaboration du projet : « Ce n’est pas facile d’emblée pour des élus d’accepter ce type d’usine qui draine des a priori sur les nuisances qu’elle peut engendrer : olfactives ou de circulation. Mais, ici, et dans le département, les collectivités locales ont été enthousiastes. Donc, je le dis… C’est plutôt facile d’être un entrepreneur en Lot-et-Garonne ».
De son côté, Patrick Cassany, maire de la ville, rappelait que : « Nous avions déjà travaillé avec  Fonroche, notamment sur les panneaux photovoltaïques sur les bâtiments des services techniques. Aussi, quand il y a quatre ans, nous nous sommes rencontrés la première fois avec Yann Maus, nous avons donné d’emblée un accord de principe. Et pour pallier les craintes des Villeneuvois, nous avons demandé une mise en place importante de réunions d’information et pédagogiques auprès de la population ».
Yann Maus a également souligné la présence de partenaires danois dans l’assemblée : « Qui ont accepté un transfert de technologie sur nos propres sites, car sur ce point là, la France est en retard, tout comme elle est retard sur l’implantation d’usines comme celle de Villeneuve-sur-Lot. Au Danemark comme en Allemagne, il faut à peine deux ans pour en implanter une, chez nous, c’est quatre ans au minimum ». C’est pourquoi l’Hexagone en compte à peine 200 contre 8000 chez nos voisins allemands.

Annabel Perrin

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés