Avec Melle Violette, le bonheur est dans la cuisine


Certains fin gourmets lot-et-garonnais ont découvert ses talents de cuisinière, son sourire et sa bonne humeur caractéristiques l’été dernier, sur son stand du marché gourmand de Frégimont. Après avoir démarré son activité en proposant des pieds de cochons entiers grillés, des assiettes dégustation et des tapas en tous genres lors de ces rendez-vous hebdomadaires de producteurs, Violette Orliac a fait son petit bonhomme de chemin et s’est fait un nom dans le département. Depuis bientôt un an, la jeune restauratrice de 24 ans, originaire de Clermont-Dessous, s’est lancée à son compte sous le nom de Melle Violette. Traiteur et chef à domicile dans tout le Lot-et-Garonne, elle propose ses services aussi bien aux entreprises locales – Biocoop, Comptoir du Sud Ouest – qu’aux particuliers avides de déguster sa cuisine locale aux influences asiatiques : « J’aime allier les saveurs du terroir comme le canard ou les pommes avec une cuisine exotique, plus relevée et épicée » illustre cette chef passionnée. Parmi ses nombreux succès, on peut citer les nems de gésiers, aussi surprenants qu’appétissants. « Je n’ai pas de carte fixe et je m’adapte aux envies et demandes de chaque client. C’est surtout en fonction de leur budget que j’ajuste ma prestation » souligne la pétillante restauratrice. Issue d’une famille d’épicuriens et d’amoureux de la bonne chère, Violette est une mordue de cuisine depuis sa plus tendre enfance. « C’est ma mère qui m’a appris à cuisiner. Le comble c’est qu’elle est Anglaise, s’amuse-t-elle. Mon père et mon frère étant, quant à eux, agriculteurs et maraîchers, j’ai toujours eu le privilège de manger des produits locaux frais et de qualité. » Après l’obtention d’un baccalauréat ES, la lycéenne de Palissy s’est donc tout naturellement orientée vers les fourneaux.

Un food-truck dans un coin de sa tête

Deux années de BTS hôtellerie-restauration à Bordeaux durant laquelle Violette fait ses armes dans des restaurants gastronomiques étoilés de la préfecture girondine, au Pressoir d’Argent puis au Saint-James, avant un retour au pays où un emploi au Joy’s Café d’Agen l’attend. Mais la jeune femme débrouillarde et ambitieuse a toujours voulu lancer sa propre affaire afin d’être totalement indépendante et autonome. « Quand j’étais en cuisine dans les restaurants, je n’avais que très peu de contact avec les clients et cette proximité me manquait énormément car j’aimais beaucoup faire du service, explique l’intéressée. Au final, la fonction de traiteur qui permet d’allier les deux me correspond parfaitement. » Depuis peu, Melle Violette livre également des plateaux-repas aux professionnels du territoire. « Etant seule, je profite d’une souplesse en termes d’organisation et de fonctionnement, ce qui me permet d’accepter des petites prestations que beaucoup de traiteurs refusent par manque de rentabilité » indique-t-elle. A terme, l’Agenaise rêve d’investir dans un food-truck, tout en gardant son activité de traiteur, afin de cibler des zones d’activités et des pôles d’entreprises ruraux situés autour d’Agen et démunis de tout restaurant. Décidément, on a peut-être pas fini d’entendre parler de Violette Orliac ni de goûter aux talents de Melle Violettte.

Simon Galinier

Melle Violette 

06 03 41 04 12 / violettetraiteur@gmail.com / Facebook/@MelleVioletteTraiteur

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