Moins de paperasse pour les agriculteurs


Florent Millet, jeune ingénieur agricole depuis maintenant deux ans, avait déposé son dossier de candidature au concours de « projet innovant dans le milieu agricole » d’Agrinove. En attente des résultats du concours, il présente son entreprise Taranis. Par ce concours, il souhaitait avant tout faire connaître son entreprise et également rencontrer d’autres personnes du milieu agricole. Ayant fait sa scolarité du côté de Purpan, il a ensuite travaillé en tant que conseiller en développement agricole à Carcassonne. En 2012, il décide de créer sa propre entreprise, Taranis et travaille depuis peu dans le secteur néracais. Son but ? Faire connaître son métier et ses services. Il raconte son projet, pour le moins innovant : « Fils d’agriculteur en bovin lait du côté de Pau, je me suis rendu compte qu’à l’heure actuelle un agriculteur passe énormément de temps à s’occuper de la paperasse administrative. Mon but en créant cette entreprise a été avant tout de soulager les agriculteurs dans la gestion de leurs papiers, les épauler, mais aussi de leur libérer du temps, qu’ils pourront consacrer à autre chose, et j’espère à se prendre des congés.»

Il poursuit : « Je me rend également compte que beaucoup de mes clients sont doublement actifs. En général, ils ont un métier à l’extérieur de l’exploitation car le milieu n’est pas assez rémunérateur. Il n’ont donc pas le temps de gérer tous les documents. » Le nombre d’heures qu’un agriculteur doit passer dans son bureau est affolant selon ce dernier qui s’appuie sur étude de Bretagne qui fait été de 23 heures par mois. Assistant administratif auprès des agriculteurs de tous milieux – lait, viande, cultures… – il doit se tenir au courant des nombreuses réformes et lois… Notamment la nouvelle réforme de la PAC, tombée au 1er janvier 2015 et qui amène un certain nombre de changements sur les documents administratifs.

CER France et la Chambre d’agriculture

« Mon but n’est pas de faire des vagues à la CER France ou à la Chambre d’agriculture. On peut dire que j’effectue un travail de complémentarité avec ces deux organismes. Le premier, est orienté gestion et comptabilité, tandis que l’autre et dirigé vers la technicité et le conseil collectif. J’offre un  nouvel angle de travail » affirme-t-il. De la gestion de l’exploitation (déclaration PAC, accompagnement à l’embauche de salarié, réalisation et saisie des factures…), au projet d’entreprise (demande de subventions, création de site internet…), en passant par le domaine de l’environnement et les bâtiments, Florent offre un large panel de prestations.

Après un an d’existence, cet ingénieur agricole suit déjà 150 agriculteurs. Rencontrant majoritairement des céréaliers, des éleveurs et des viticulteurs de la région, il travaille sur le Lot-et-Garonne, le Gers et une partie de l’Aude, ce qui l’amène à être souvent en déplacement. « Mon outil de travail est ma voiture. Je veux vraiment me rendre chez l’agriculteur, cela permet d’avoir tous les documents sur place et ça lui simplifie vraiment la vie. C’est ma ligne de conduite depuis le départ et je compte bien m’y tenir » précise-t-il en souriant.

Ophelie Auberval

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